Actualités : PORTES OUVERTES SUR L’UNIVERSITÉ
Le commerce et la carrière militaire intéressent les bacheliers


Les portes ouvertes sur l’université ont été inaugurées hier, à l’Université des sciences et des technologies Houari-Boumediene de Bab Ezzouar. Les différents départements universitaires, les écoles et les instituts nationaux ont pris part à ce rendez-vous annuel, ayant pour objectif d’éclairer les bacheliers sur les métiers d’avenir et les conditions d’accès aux formations souhaitées, en ayant toute l’information nécessaire sur les inscriptions et le déroulement du cursus universitaire.

Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - Rencontrés hier dans les couloirs du Village universitaire, les dizaines de bacheliers qui se sont présentés aux portes ouvertes semblaient déconcentrés et désorientés. Non parce qu’ils sont mal informés, mais par effet inverse. Toutes les informations et explications reçues dans chaque stand sont accrocheuses et suscitent leur intérêt. Cependant, il faut à chaque fois calculer sa moyenne. Le problème se pose particulièrement pour les bacheliers qui ont obtenu entre 10 et 12 de moyenne. Ceux-là n’ont pas l’embarras du choix, notamment pour ceux inscrits en sciences et mathématiques. «J’ai eu 11/20, et là, ma moyenne ne me permet pas d’accéder aux filières qui m’intéressent. Donc, je vais encore faire le tour et peut-être opter pour des concours, si c’est possible », nous dit Imed, un jeune bachelier déçu par ses résultats au bac. «La note de math est décisive pour toutes les branches techniques les plus intéressantes, et ce n’est pas évident », enchaîne son camarade qui, lui, pense déjà à s’inscrire dans une filière commerciale. «Moi je veux l’Ecole de banque ou l’Institut national du commerce. Je vais passer les deux concours et j’espère obtenir l’un deux, car ce sont des métiers d’avenir», signale-t-il. Parlant de métiers d’avenir, hélas, beaucoup de bacheliers veulent éviter, malgré des résultats excellents, de s’inscrire en médecine, en pharmacie ou en ingéniorat. «En Algérie, ce n’est pas une question de diplôme, il faut trouver un emploi après l’université et franchement, je ne veux pas perdre sept années en médecine pour devenir chômeur», dit Mohamed, ayant portant obtenu près de 15 de moyenne au bac. «Il faut voir la vérité en face. Il n’ y a pas de travail chez nous. Je vais faire comme mes copains, du commerce, car il y a des débouchés.» Le stand réservé à l’Ecole militaire polytechnique a suscité l’engouement des bacheliers, les garçons notamment. Ils se renseignent et prennent les brochures. «L’armée, ça vous intéresse ?», leur avons-nous demandé. Oui, répondent-ils en groupe. «Il y a beaucoup d’avantages dans l’armée. Nous aurons déjà une formation intéressante et sérieuse, puis une bonne rémunération une fois fonctionnaire, ajoutez à cela le service national qui sera réduit», déclare un futur étudiant, convaincu de ce qu’il veut faire de son avenir. Par ailleurs, il faut noter que le stand de l’Ecole nationale des travaux publics n’a pas suscité l’intérêt des bacheliers, bien qu’il s’agisse bel et bien d’un métier d’avenir dans lequel l’Algérie veut investir beaucoup de compétences pour pouvoir maîtriser tous les projets qui vont être réceptionnés dans un avenir proche et assurer un développement durable de ce secteur. A noter que pour les sciences humaines, ce sont les langues et les sciences juridiques qui attirent les bacheliers, au détriment de l’histoire et la philosophie. Enfin, il y a lieu de rappeler que les inscriptions se dérouleront jusqu’au 23 du mois en cours et que la période des recours est prévue du 30 juillet au 4 août. Il est important de signaler que les bacheliers n’ont toujours pas reçu leurs relevés de notes et le code qui leur permettront d’effectuer leurs inscriptions.
R. M.

LES CHIFFRES OFFICIELS DU BAC 2008
Un taux moyen de 53,19%

Beaucoup de spéculation a entouré ces derniers jours les chiffres annonçant les résultats du baccalauréat 2008, sachant qu’il s’agit là du premier bac issu des réformes du système éducatif. Même le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid n’a pas été affirmatif lors de la conférence de presse animée jeudi pour annoncer la mention excellence obtenue par trois bacheliers. Selon une source crédible, le taux officiel de réussite au bac 2008 est de 55,4% pour les nouveaux programmes et de 52,221% pour l’ancien programme. L’on affirme effectivement un taux général de 53,19%, soit légèrement inférieur aux taux réalisés l’année précédente, qui était de 53,29%. Ainsi, tout le bruit qui a circulé sur un taux historique, jamais atteint depuis l’Indépendance, n’est que de la poudre aux yeux. Vu le nombre important des candidats enregistrés (599 702) et toutes les conditions et le suivi pédagogique dont ont fait preuve les responsables du secteur durant toute l’année, l’opinion publique s’attendait, en effet, à des résultats record. Par ailleurs, sur le plan du classement, d’abord pour le nouveau système, la wilaya de Tizi-Ouzou vient en tête avec un taux de réussite de 74,74%, suivie en deuxième position par Mascara avec 73,83% et Guelma 70,70%. S’agissant de l’ancien programme, Tizi-Ouzou garde son classement avec 64,54%. Elle est suivie par Alger-est qui décroche 62,13% de taux de réussite et en troisième position Mascara avec 61,12% de réussite. Ce sont là les premiers classements enregistrés au département de l’Education et qui seront rendus publics ces jours-ci, à l’occasion de la tenue de la conférence nationale des cadres du secteur, qui rappelons-le, sera un point d’arrêt sur l’évaluation de ces résultats.
R. M.

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