Dimanche 17 Août 2008
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SI JE L’ATTRAPE, CELUI-LÀ !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Dans un message adressé à Abdekka, Angela Merkel met l’accent sur le renforcement des relations diplomatiques entre Berlin et Alger et insiste sur une meilleure formation des personnels algériens chargés des…

… passerelles d’avions !

Je voudrais bien connaître le type qui s’amuse depuis quelque temps à donner ces chiffres. Déjà, lorsqu’il avait lancé en l’air le montant de nos réserves de change, 140 milliards de dollars, ça m’avait passablement énervé. Eh ouais ! On ne peut pas, comme ça, sans l’air d’y toucher venir balancer à notre figure ce chiffre obscène de l’opulence dans un pays où les trois quarts des habitants se tiennent déjà le ventre dans la perspective de la rentrée prochaine. Eh bien, figurez-vous que le même mec vient de récidiver en nous assénant un autre chiffre, encore plus obscène : selon ce sadique de service, nous sommes le second pays arabe en termes de réserves d’or ! Ya errab ! Mais qui c’est çuila ? Un gus payé pour nous mettre hors de nous ? Un pervers qui s’amuse à nous voir souffrir ? Un malade qui s’est juré de nous rendre la vie impossible ? Ou un dangereux serial emmerdeur qui n’aura de repos que le jour où il nous fera sortir dans la rue pour y affronter les brigades antiémeutes et leurs matraques flambant neuf ? Je ne vois pas d’autres explications ! Personne de stable, de raisonnable, d’équilibré, de sensé et de gentil ne peut faire son métier de cette activité sadique, celle de claironner les chiffres de la richesse dans un pays de pauvres. Aucun être humain pétri d’amour pour son prochain ne peut jouir de lui faire autant de mal en égrenant à l’envi, sans marquer de pauses, les montants astronomiques de nos réserves de change, notre seconde place sur le podium des pays arabes détenteurs des plus grosses réserves d’or, nos découvertes quotidiennes de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et les fabuleuses perspectives qu’offrent les gisements de diamants répertoriés dans le sud du pays. Je propose de classer cette personne-là dans la catégorie «ennemi public numéro 1». J’irais même plus loin en exigeant que son éradication soit considérée comme prioritaire. Encore plus prioritaire que celle du GSPC. Ce qui, en soi, ne devrait pas poser problème à ceux qui établissent ce genre de classements, n’est-ce pas ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

 

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