Dimanche 31 Août 2008
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A KOI ÇA SERT CES MACHINS ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
 

Algérie. Confirmation de l’information qui circulait déjà
ces derniers jours : début demain à l’aube d’une grève
monstre. Le débrayage devrait durer…
 

… 30 jours !

Le parallèle est saisissant. Au moment où plus de deux cents jeunes Algériennes et Algériens, entre mineurs et fraîchement majeurs, tentaient de s’évader du pays en barque, en flottille de barque, l’UNJA, l’organisation officiellement chargée des problèmes de jeunesse, se crêpait le chignon et menait une bataille «homérique» autour d’un sujet ô combien capital : faut-il oui ou non garder l’actuel secrétaire général de cette organisation et si non, qui pour succéder à Mohamed Madani ? Appréciez au passage cette qualité indiscutable de l’UNJA. Elle est en phase avec le quotidien des jeunes. Eux se jettent en mer par désespoir et «leur» organisation s’étripe pour un siège, el koursi ! Bon Dieu ! Lorsque qu’on fait de la rigueur son credo, d’entrée de jeu comme cela a été annoncé avec l’installation d’Ouyahia, on doit être en mesure de demander des comptes à une organisation dont l’intitulé exhibe bien en évidence le mot «jeunesse» et qui est incapable de proposer le bout du bout du soupçon d’une solution à la galère des harraga. Qu’il s’appelle Mohamed, Saïd, Kaddour ou Saliha, il doit être possible, normalement, de convoquer le patron de l’UNJA pour lui poser cette simple question : M’sieur, l’Etat algérien vous finance pour vous occuper des problèmes de jeunesse. Et plus il vous finance, plus les jeunes fuient ce pays. Nous voudrions des explications ! Bien sûr, ce genre d’auditions est valable pour un tas d’autres organisations dont on se demande si elles ont encore une activité en rapport avec leur intitulé générique. Mais chut ! Ne dérangeons surtout pas ces messieurs de la «Mounadhama el djamaâouia», ces fonctionnaires de la jeunesse dans leur fort intéressant débat sur le sort de l’actuel SG. C’est tellement plus captivant que de prêter l’oreille aux grondements des flots et aux nuées d’oiseaux qui se partagent, avec les poissons, les cadavres d’enfants. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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