Actualités : AUTOROUTE EST-OUEST
Les défenseurs du Parc national d’El-Kala montent au créneau


L’information rapportée par Le Soir d’Algérie, dans son édition d’hier sur la réalisation d’une route de déviation reliant le point final de l’autoroute avec le poste frontalier d’El-Ayoune sur une distance de 16 km, faute d’une jonction avec le tronçon tunisien qui est, certainement, une chimère, a fait réagir le collectif de sauvegarde du Parc national d’El-Kala (CS Pnek).
En effet, les membres du CS Pnek estiment unanimement que «cette nouvelle ne nous étonne pas, nous savions que le travail qui a été fait n’était pas à la hauteur des contraintes de ce projet et particulièrement en ce qui a trait à son côté protection et préservation du Parc national d’El-Kala, et ce, en tenant compte des lois de la République en la matière. L’étude d’impact a été clôturée au mois de mai 2008, alors que les travaux ont été entamés, en violation des lois, au mois de février 2008». Et ajoutent pour mieux étayer leurs analyses que «nous avons rencontré l’ex-chef du gouvernement Belkhadem et le ministre des Travaux publics pour défendre l’option de défense du Parc national, et ce, par une déviation de l’itinéraire de l’autoroute. Nous avons butté sur l’argument de l’impérieuse nécessité de faire la jonction avec les Tunisiens, alors que la réalité est tout autre. D’ailleurs, la jonction selon le tracé de 1987 et selon nos informations devait se faire avec la région de Ghardimaou qui présente des atouts indéniables, côté tunisien. Il s’avère manifestement, après coup, que ce n’est plus 17 km du Parc qui sont touchés par le passage de l’autoroute mais, ce sont exactement 33 km avec l’ajout des 16 km, objet de la nouvelle variante du projet». Pour les défenseurs de l’environnement le salut du Parc dépend du président de la République. Ils diront en substance que «ce n’est pas irréversible. Si la sage décision est prise par le président d’arrêter les travaux et d’opter pour le contournement du Parc d’El Kala, ce qui, faut-il le souligner, est à l’honneur de notre pays et son prestige international, le tronçon de la section de l’autoroute dans le Parc, peut être restauré en laissant la nature recouvrer ses droits et reprendre ses quartiers». En guise de conclusion, ils affirmeront mordicus et avec satisfaction, l’âme apaisée, que, «le temps vient de nous donner raison sur tout ce que nous avions dit. En ce sens, nous allons reprendre la mobilisation. Cette nouvelle tombe à point nommé. L’ex-chef du gouvernement a fait une autre lecture de la loi. Laquelle interdit formellement le passage de l’autoroute par le Parc».
Daoud Allam

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