Régions : TIZI-OUZOU
Inauguration du centre psychopédagogique pour enfants inadaptés à Bouzeguène


Le centre psychopédagogique pour enfants inadaptés de la daïra de Bouzeguène, qui compte 1 025 handicapés, a été inauguré jeudi à Aït-Sidi Amar par les autorités locales en présence du représentant de l’ONG 2 qui n’a pas manqué de souligner que c’est suite à une sélection rigoureuse que le projet a été retenu.
A la cérémonie inaugurale de cette structure financée à hauteur de 80% par l’Union européenne (257 millions de centimes), l’APW de Tizi-Ouzou conduite par son vice-président Hanouti Saâdi était présente en force avec la présidente de la commission sociale, Mme Moula, le président de la commission sport et culture Mahfoud Belabbas et le président de la commission agriculture et pêche Djaouzi Meziane. Le député Boudarène et Mme Raab Zahia, membre du conseil national du RCD, étaient également de la partie qui s’est déroulée en présence des handicapés et de leurs familles et du chef de daïra et des P/APC de Bouzeguène et d’Ath- Yahia (Aïn El-Hammam). Etait conviée aussi, Mlle Bennacer Souhila, chef de projet handicap réseau à la ligue de prévention et de la sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance de la wilaya de Tizi-Ouzou. Manquait le représentant de la DAS, qui aurait été pourtant dûment invité, selon le chef de projet. L’occasion pour un parent d’une handicapée de soulever quelques problèmes inhérents aux conditions de travail du centre, une école en préfabriqué, aménagée par l’association des handicapés, ne répondant pas, selon lui, aux normes régissant ce genre de structures malgré les efforts et la volonté de l’association, et qui cite aussi le transport à la charge du centre (36 000 DA/mois) et des parents «alors que les bus de la solidarité et l’ambulance de Ould Abbès sont affectés prioritairement pour ce genre de mission». Il s’interroge pourquoi on n’exploite pas les classes en dur de l’école, mise temporairement à la disposition du centre par la DE de Tizi-ouzou en martelant : «La protection des handicapés est une obligation nationale, on ne demande pas l’aumône. Initialement prévu à l’école du Pont finalement cédée par le wali à la Protection civile, le centre est une bénédiction pour beaucoup de présents dont les autorités locales qui parlent d’acquis à préserver. » L’intervenant a suggéré à cet effet l’aménagement des trois classes de l’école historique d’Aït- Ikhlef «dont l’environnement et l’espace sont plus propices». Le chef de projet Baya H. qui a présenté un exposé sur la pertinence du projet souhaite quant à elle l’affectation d’un logement mitoyen fermé pour pallier à certains manques comme la cuisine qui se fait dans un garage ou le restaurant dont l’espace a été grignoté sur une classe. Le président de l’association a pour sa part émis le vœu que l’APW, venue avec de bonnes intentions selon ses différents intervenants, prenne en charge les 20% restants du projet.
S. Hammoum

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