lundi 22 decembre 2008
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L’excès d’inquiétude peut nuire à la santé, voire même s’avérer mortel !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

A Timimoune, une maman donne naissance à un bébé doté de trois bras.

Tu seras député, mon fils !

Coup sur coup, nous nous sommes «inquiétés» au Soir d’Algérie du fait qu’Abdekka maintienne le suspense autour de sa candidature et du fait, aussi, que Louisa Hanoune temporise avant d’annoncer qu’elle ira aux élections. Des fois, pas toujours heureusement, nous nous créons nos propres inquiétudes là où les principaux concernés ne voient que cheminement bonhomme et pépère à leurs ambitions. Pourquoi diantre Boutef s’empresserait- il de nous annoncer qu’il sera candidat à sa propre succession ? L’homme n’en est plus à cette étape antédiluvienne du processus électoral à l’algérienne. Il nous a déjà annoncé qu’il serait encore là pour cinq autres années. Il nous a même détaillé le programme de son prochain quinquennat. Logique avec lui-même, cartésien version rive sud de la Méditerranée, il en est déjà à une autre étape. Celle de sa campagne. Et c’est ainsi qu’il vient de s’inviter à parader à Ghardaïa en fin de semaine. Pendant que nous, encore coincés par des codes procéduraux, nous en étions à nous inquiéter de ce «terrible» suspense qu’il faisait planer sur nos pauvres têtes. Même bonhomie tranquille chez la mère Louisa. En passe d’égaler, puis de battre le record d’Arlette Laguiller en termes de candidatures successives aux destinées du pays, Hanoune se démarque tout de même de l’employée du Crédit Lyonnais par un aspect fondamental, et lui aussi caractéristique du trotskysme version rive sud de la Méditerranée. Lorsque Arlette annonce dans les temps sa candidature, Louisa, elle, a tout le temps. Ce temps, cet agenda, cette feuille de route tracée qu’elle finira bien par trouver, le moment venu, en «pack lahbab» dans sa boîte aux lettres. Et c’est ainsi qu’elle annoncera son entrée en course dans un certain temps, en temps opportun pour paraphraser l’humoriste Fernand Raynaud. En cela, elle est respectable, Arlette. Moins respectables par contre ceux qui continuent aujourd’hui encore, alors que les moteurs de l’avion présidentiel affrété pour Ghardaïa tournent déjà et que les bendirs chauffent sur les décombres des dernières inondations, à nous laisser entendre que rien n’est joué, que Abdekka pourrait ne pas demander finalement un 3e ticket. Ceux-là sont franchement méprisables. Parce qu’ils nous méprisent en déballant effrontément dans leurs parapluies de camelots ce genre de marchandises avariées. Regardez bien le manche du parapluie. Il porte la mention «avril 2004». Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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