Le Soir Retraite : Courrier des lecteurs
L'Algérie des paradoxes


A propos de la retraite, je vous prie de bien vouloir insérer la présente à l'attention de M. le ministre du Travail. Je vous en remercie par avance. En effet, nous constatons de plus en plus que l'Algérie est un pays de paradoxes. jugez-en vous-mêmes. Des «cadres supérieurs» qui bénéficient en activité de salaires faramineux et de privilèges exorbitants perçoivent à la retraite 100% de leur salaire.

S'agissant des retraités à 80%, un ministre disait – rappelez-vous – «les petits doivent se satisfaire de ce qu'ils ont, parce qu'ils ont des enfants qui travaillent», et qui, sous-entendu, constituent une augmentation de leur retraite, parce que les caisses sont vides. Quel paradoxe n'estce pas ? Comme si les retraités «cadres supérieurs» à 100% n'avaient pas d'enfants ou alors que ceux-ci ne travaillent pas, « aadjayeb wa gharayeb» ! Or, la logique veut normalement, si normalement il y a, que l'on ramène même les «cadres supérieurs» à 80% comme tout le monde, sinon à moins même, pour combler le déficit dont ils assomment à chaque fois les petits retraités. Autre paradoxe : d'un côté, on déclare que le chômage est réduit, donc qu'il y a plus de cotisants sociaux, d'un autre côté, on revalorise les retraites par tranches, sous prétexte que les caisses de la CNR sont vides et on les bloque pour stresser les petits retraités. Au moment de verser ces tranches, vous savez qui en bénéficie en priorité ? Ce sont ceux qui ont des connaissances avec le personnel de la CNR. Pour les autres, ce sera ou les pots-de-vin ou rien, walou, « aadjayeb wa gharayeb» ! Ainsi donc pour avoir une retraite à 100%, on court vers la catégorie «cadres supérieurs», ou si l'on y est déjà, on s'accroche. Autrement dire, les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres, « aadjayeb wa gharayeb» ! Nous souhaitons que Monsieur le Ministre commence par renoncer à ses 20% et donne l'exemple pour que la CNR se rééquilibre, et qu'il voit les choses «humanitairement» ou «humainement», et enterrer le «complexe du colonisé». Amicalement votre.
AMM.
Par crainte de représailles,je vous donne seulement mes initiales, sinon on me bloquera ma retraite.

Mutuelle et retraite complémentaire
Ayant cotisé depuis plus de 38 ans auprès de la mutuelle des finances, prière m'informer si j'ouvre droit à une retraite complémentaire.
A. Bouguerne
RÉPONSE : Qu'est-ce qu'une mutuelle ? Ce terme signifie une forme de prévoyance volontaire par laquelle les membres d’un groupe, moyennant le paiement d’une cotisation, s’assurent réciproquement une protection sociale : en cas de maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, retraite, etc. La mutuelle est une société de personnes. Ses représentants sont élus par les adhérents. A la différence des sociétés commerciales, la mutuelle est à but non lucratif. Les objectifs poursuivis par la mutuelle sont la prévoyance, la solidarité et l’entraide. Ces protections ne concernent que la personne humaine et non les biens. La mutuelle garantit l’égalité du traitement et l’absence de sélection. La retraite complémentaire est une des prestations que pourrait prendre en charge une mutuelle, mais seulement si cela est prévu dans le contrat qui lie le mutualiste (l'adhérent) et sa mutuelle. Il faut vous rapprocher de la mutuelle des finances pour savoir si c'est le cas. Pour en savoir plus sur les mutuelles en Algérie, se référer à la loi n° 90-33 du 25 décembre 1990 relative à la mutualité sociale, modifiée et complétée, publiée au Journal officieln° 56 du 26 décembre 1990, loi qui peut être consultée sur le site Internet du JO <www.joradp.dz>.

Manque d'information chez les retraités de Takritz
Nous demandons à être informés quand il y a une augmentation des pensions, s'il y a un rappel ou une révision, par un relevé de versement CCP, et aussi de préciser à quelle opération correspond ce versement : nombre de mois, date d'effet du rappel.
Retraités du village de Takritz , 06 036, wilaya de Béjaïa
RÉPONSE : Le petit mot envoyé par ces retraités du village de Takritz étant à peine lisible et presque incompréhensible, nous avons essayé d'en reconstituer le sens. Le problème soulevé est réel : il y a un manque d'informations en direction des retraités au sujet des versements sur leur compte CCP, notamment quand il y a des augmentations de pension, la revalorisation annuelle, ou le bénéfice des rappels. Non seulement le courrier du CCP leur parvient avec énormément de retard, mais il ne donne aucune explication sur la nature du versement, et la CNR ne fait pas grand-chose dans ce sens. Du coup, les retraités n'ont aucun moyen de vérifier à quoi correspond ce qui leur a été versé, donc impossibilité pour eux de faire valoir leurs droits, si ils ont été lésés. La CNR ne peut-elle pas faire des efforts pour remédier à ce manque flagrant d'information ?

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