Actualités : TÉLÉPHONIE FIXE
VTEL Jordanie reprend Lacom


La société Lacom (Consortium algérien des télécommunications) est reprise par la société VTEL Jordanie, spécialisée dans l’industrie des télécommunications. Un accord de cession de Lacom à VTEL Holdings devrait être signé aujourd’hui.
Chérif Bennaceur- Alger (Le Soir)- Trois mois après la dissolution de Lacom, décidée en assemblée générale des actionnaires début novembre 2008 au Caire, le sort du second opérateur de téléphonie fixe en Algérie semble définitivement scellé. Détenue à parts égales par les sociétés Orascom Telecom et Egypt Telecom, Lacom vient d’être reprise par la société VTEL Jordanie, filiale de la multinationale VTEL Holdings, acteur et investisseur leader dans l’industrie des télécommunications et basé à Dubaï Emirats arabes unis). L’accord de cession, en partenariat avec AnwarNet, fournisseur privé d’accès à Internet et de VOIP et membre du groupe moyen-oriental Munir Sukhtian International, devrait être signé aujourd’hui. Ce qui étaye les propos du P-dg d’Orascom Telecom, Naguib Sawiris, qui avait déclaré en novembre dernier qu’«il y a (actuellement) des pourparlers avec une société qui souhaite racheter Lacom…». Cet accord relance ainsi les activités de Lacom qui avaient été suspendues après deux années de déconvenues pour ce consortium. Détenteur de la seconde licence de téléphonie fixe depuis 2006, pour une offre de 65 millions de dollars, Lacom voulait contribuer à combler le déficit criant en ce domaine et a commencé par déployer son réseau de téléphonie et d’Internet dès 2006 et offrir un accès quasi gratuit à ces deux services. Mais en deux ans d’activité, Lacom n’a pu attirer que 20 000 abonnés seulement et n’a pas rempli ses obligations contractuelles en termes de couverture et de déploiement technique. Voire, Lacom a subi des pertes financières (42 millions de dollars en 2006) et n’a pas pu honorer ses engagements en matière d’interconnexion avec les autres opérateurs de téléphonie. Des déconvenues que les actionnaires de Lacom ont imputées à l’Etat algérien, à travers l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) qui a refusé leurs demandes en matière de dégroupage et utilisation de la technologie du Wimax. Comme les responsables de Lacom ont ciblé le manque de respect des règles de la concurrence. A ce propos, le manager d’Orascom Telecom avait affirmé : «Dès que nous avons commencé notre activité, Algérie Télécom (l’opérateur public de téléphonie) a réduit ses prix en dessous du coût. Nous avons porté plainte. En vain.» A contrario, des observateurs ont considéré que Lacom avait fait un choix erroné en utilisant le procédé de téléphonie sans fil WLL, une technologie chinoise offrant une prestation bas de gamme et un accès peu rapide à l’Internet (50kb/s).
C. B.

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