Actualités : RÉFORME DU SYSTÈME JUDICIAIRE ET PÉNITENTIAIRE
Mise en application de la loi sur le travail d’intérêt général


La mise en application de la loi instaurant le travail d’intérêt général comme peine alternative à l’emprisonnement aura lieu prochainement, a annoncé hier le directeur général de l’administration pénitentiaire M. Mokhtar Felioune, en marge d’une réunion des directeurs des établissements pénitentiaires organisée au siège du ministère de la Justice.
Lyès Menacer – Alger (Le Soir) – Une campagne de reboisement sera en effet lancée dans les prochains jours au niveau des régions de Naâma et El- Bayadh, a déclaré M. Felioune, sans plus de précisions. Le travail d’intérêt général concerne les personnes condamnées pour des délits mineurs, rappelons-le. Cette option a été introduite dans un projet de loi qui a été soumis pour adoption à l’APN récemment. C’est là une alternative à même de réduire du nombre impressionnant de la population carcérale, estiment les responsables du département de Tayeb Belaïz. Le ministre de la Justice avait lancé une réforme du système judiciaire et pénitentiaire il y a cinq ans. La rencontre d’hier a été justement l’occasion d’évaluer les résultats de cette réforme, «ce qui va permettre de cerner les manques et les besoins pour de meilleures conditions de détention», a expliqué le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Boucherfa. Cette réforme a aussi intégré la réalisation de centres de réinsertion des anciens détenus en milieu social et professionnel, a encore ajouté M. Felioune. Cinq centres du genre devront être opérationnels d’ici la fin 2009, dit-il. Il s’agit du centre d’Oran, Ouargla et de Sétif qui sont en voie d’achèvement alors que ceux de Blida et de Chlef ont déjà ouvert, selon le DG de l’administration pénitentiaire. Le nombre de la population carcérale a dépassé les 54 000 détenus. Les prisonniers sont répartis à travers de nombreux établissements de rééducation. Devant les rapports accablants des organisations internationales sur les mauvaises conditions de détention, l’administration judiciaire s’était donc engagée à améliorer une situation à l’origine de plusieurs mutineries comme celles qui ont eu lieu durant le mois de mai de l’année 2002. Dans son allocution d’ouverture, M. Boucherfa a insisté sur l’importance de la prise en charge de la formation du personnel exerçant en milieu carcéral pour une meilleure prise en charge des détenus. L’amélioration de la prise en charge sanitaire des détenus figure parmi les priorités de l’orateur qui s’est félicité des «avancées » enregistrées ces dernières années par l’administration judiciaire dans le cadre de la réforme lancée par le ministre de la justice, M. Tayeb Belaïz. Pour sa part, M. Felioune n’a pas manqué de souligner le rôle important que joue le mouvement associatif pour faciliter la réinsertion professionnelle des anciens détenus, une réinsertion qui leur éviterait, sans nul doute, la récidive.
L. M.

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