Actualités : BOUIRA
Les étudiants suspendent leur grève


Après quatre semaines de grève, les six organisations estudiantines, activant au niveau du centre universitaire Colonel Akli- Mohand Oulhadj de Bouira, ont décidé, après une réunion tenue durant ce week-end, de suspendre leur mouvement. Selon un communiqué rendu public hier, les six organisations rappellent que cette décision a été prise après la réunion, tenue lundi dernier, avec le wali de Bouira qui s’était engagé personnellement à prendre en charge tous les problèmes soulevés par les étudiants.
En outre, la suspension de ce mouvement de grève permettra aux étudiants de préparer leurs examens semestriels et, en même temps, de voir de près et d’analyser les résultats de la commission d’enquête ministérielle dépêchée au début du mois de février. Pour rappel, au niveau du centre universitaire de Bouira, ils sont près de 8 500 étudiants à suivre des études en lettres arabes droit, sciences humaines et sciences économiques. Cette année, un département de langue et culture amazighs a également ouvert ses portes. Aussi, après plusieurs mois d’effervescence et après que des mouvements épars de grève eurent été déclenchés à maintes reprises, en signe de protestation contre les responsables du centre et ceux des œuvres universitaires, mais sans résultat, les étudiants structurés au niveau de plusieurs syndicats (Ugel, Aren, Sne, Lnea, Unea et Unja) ont décidé d’unifier leurs rangs, appelant à une grève illimitée à la fin du mois de janvier dernier. Après deux semaines de grève, une commission d’enquête a été dépêchée sur les lieux par le ministère de l’Enseignement supérieur. Celle-ci, après avoir auditionné tous les responsables ainsi que les représentants des étudiants, est repartie sans qu’aucune décision ne fut prise. Une attitude qui avait poussé les étudiants à poursuivre leur mouvement de grève, menaçant de durcir le ton en portant la protestation dans la rue. Cependant, au lendemain de l’annonce de la candidature du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, à l’élection présidentielle d’avril prochain, les données ont soudainement changé, puisque quatre organisations estudiantines, parmi les protestataires, ont apporté leur soutien au président sortant. De fait, leur souci premier était de calmer les esprits afin de se consacrer pleinement à la campagne pour le candidat Bouteflika. Les quatre organisations (Ugel, Aren, Unea et Lnea) avaient appelé, la semaine dernière, les responsables à régler au plus vite les problèmes des étudiants afin de pouvoir se concentrer pleinement sur la campagne de soutien au candidat Bouteflika. C’est dire que la suspension de la grève revêt une signification beaucoup plus politique qu’autre chose.
Y. Y.

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