Régions : TIZI-OUZOU
L’APC d’Illoula Ou Malou présente son bilan


La population d’Illoula Ou Malou a été conviée, jeudi dernier, à une rencontre avec les élus locaux pour débattre du bilan de l’APC exercice 2008 dans le cadre des traditions de transparence dans la gestion et le développement, érigée en règle démocratique par le RCD qui détient la majorité relative dans cette commune.

Bien que la mobilisation n’était pas à la hauteur de l’événement, un public majoritairement jeune a répondu à l’invitation publique de l’APC assistée pour la circonstance par Arezki Aïder, député, Rachid Harrouche, membre du CN, et Md Akli Aoudj, membre de l’APW de Tizi-ouzou qui a résumé pour sa part les principales actions de l’institution régionale. Un document de 20 pages, consignant l’ensemble des opérations par village et par secteur de développement avec tous les chiffres, a été remis à l’assistance. Y sont consignés notamment le tableau récapitulatif de la situation financière de la commune, la situation des projets au 31/12/2007 et des projets 2008 ainsi que la synthèse et perspectives. Le tout repris avec force détails par les membres de l’exécutif communal (2 RCD et 1 FLN) qui n’ont pas manqué d’assimiler, dans la conjoncture actuelle, leur tâche à un combat demandant beaucoup de courage pour surmonter les obstacles entravant la réalisation de leur programme, notamment dans sa première année, où l’APC a pu clôturer 40 opérations PCD sur les 54 en souffrance de 2003 à 2007 dont des projets irréalisables sur le terrain pour diverses raisons. Lors des débats qui ont duré plus de trois heures, l’APC, qui assume l’actif et le passif de la collectivité comme l’a fait remarquer l’élu APW, a eu à répondre aux interrogations et préoccupations des citoyens ou encore aux commentaires du P/APC sortant. Le débat a été, aussi, longtemps accaparé par une joute verbale aux allures de débat politique entre l’exécutif et deux élus de l’opposition (1 PT et 1 FFS). Le député Arezki Aïder a félicité, pour sa part, l’exécutif communal qu’il a exhorté à faire plus et mieux pour la population de cette commune déshéritée qui compte seulement 78 millions de centimes de recettes annuelles, et encouragé la population à faire des propositions et des suggestions à l’assemblée.
S. Hammoum

FRÉHA
Les lycéens rendent hommage aux martyrs de la Révolution

Les lycéens de Fréha ont consacré la journée de mercredi aux études, vocation première de leur établissement, mais aussi aux festivités organisées à l’occasion de la journée du Chahid. Une initiative des élèves en collaboration avec leur administration avec tout de même un seul apport extérieur, celui de l’association Ath Qodia. Apparemment, ils ont des doigts de fée puisqu’ils embellissent tout ce qu’ils touchent. Cela s’est confirmé une autre fois à travers la programmation de ce mercredi. Il fallait s’y attendre de la part de cet établissement qui vient de sortir d’une année scolaire des plus fastes où il a réussi l’excellent record d’admis au baccalauréat avec un taux avoisinant les 95%. Cette fois encore, il vient de confirmer qu’il est capable d’offrir un espace pour la remémoration de l’histoire indissociable du fait culturel. Une pièce théâtrale, des chants et une exposition ont jalonné toute cette journée. Des œuvres d’un très grand intérêt notamment pour les classes de première année qui s’imprègnent d’une tradition installée par les différentes promotions passées. En 2007 déjà, sous la coupe de Aliane Dj., enseignante de langue française, un groupe d’élèves a eu l’audace d’arracher la troisième place en activités culturelles lors du festival national à Bordj Bou-Arréridj, où ils ont présenté une opérette sur la guerre de Libération nationale. Ce qui dénote d’un travail en profondeur et d’une tradition acquise le long de la courte vie de ce lycée érigé au début des années 1990 Le lycée de Fréha qui sort de nulle part, si l’on se fie aux moyens dont il dispose et à son environnement hostile — un préfabriqué, dont la durée de vie a déjà expiré, planté en dehors de la ville — se distingue des autres établissements autrement bien lotis, notamment ceux qui exigent une moyenne d’admission de la 4e AM supérieure à 13. Incontestablement, il leur donne ainsi une leçon de réalisme car comme disait un vieux enseignant : «Un bon élève n’a pas tellement besoin de nous, il faut s’occuper plutôt des autres.»
F. B.

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