Sports : FOOTBALL
LES SANAFIR TRÉBUCHENT, FAUTENT ET SE COMPROMETTENT
Vers de sombres perspectives


Le jardin du vieux «Club» s’est plutôt transformé en volcan à l’issue du match l’opposant au dauphin du leader de Tlemcen, le PAC, un match disputé pour le compte de la 20e journée du championnat de la super DII.
Déçus par les résultats négatifs cumulés depuis pratiquement la destitution de l’entraîneur Janackovic, qualifiée à l’époque de signe avant-coureur d’une crise à l’intérieur de la maison clubiste, les supporteurs ont déversé leur colère sur le président Mazar d’abord et ensuite sur les équipements publics installés aux abords de la route jouxtant le stade Hamlaoui. Une crise ponctuée par des démissions à la pelle et une grogne sans cesse grandissante des employés du club qui se cristallise au rythme de la compétition à cause d’une gestion hasardeuse des affaires du club. Autant de résultats négatifs qui ont paradoxalement «profité» à ce même CSC, compte tenu des soldes de tout compte qui ont ponctué les dernières journées du championnat. Un état de fait qui n’a pas échappé aux appréciations des acteurs «intérieurs et extérieurs» du club, contribuant à l’installation d’un climat irrespirable au sein de l’équipe. Et il va sans dire que le rendement de l’équipe, dont les joueurs souffrent le martyre à cause des salaires impayés et des conditions de travail déplorables, allait être lourdement affecté. Ce sont, entre autres, les raisons qui ont provoqué la colère des supporteurs de l’équipe du CSC qui n’a pas donné une copie à la hauteur des ambitions du vieux «Club». Colère du moins injustifiable lorsqu’elle frise le drame puisque accompagnée de violences et casses tous azimuts. Dans cette ambiance,l’actuelle direction, qui a revu ses ambitions à la baisse, en dépit du contexte favorable, a, en effet, ajouté de l’huile sur le feu. Sinon comment peut-on expliquer que ses regards soient portés ailleurs au lieu de chercher à améliorer les conditions des joueurs et du staff technique en créant le climat nécessaire à l’évolution d’une équipe digne de cette division, en multipliant les offres de service aux politiques locaux afin d’engager le club dans la campagne de Bouteflika. Quoi qu’il en soit, il faut s’attendre à une lourde peine à l’encontre de la galerie du CSC parce que le bilan est très lourd cette fois-ci (le CSC compte déjà deux avertissements à son actif). Le juge de touche a été gravement atteint à la tête par un projectile. Une blessure qui lui a valu quatre points de suture. Puis, la colère qui a dégénéré à l’extérieur du stade a nécessité la mobilisation des forces anti-émeutes pour contenir les «hooligans clubistes» après que des actes inqualifiables eurent été commis. Un sombre bilan pour aussi bien les dirigeants qu’une frange de pseudo-supporters et de sombres perspectives pour le «Club »…
L. H.

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