Régions : CONSTANTINE
Délocalisation du quartier Ben-Zouid-Ammar


Près de 140 familles qui résidaient au vieux quartier Zouid-Ammar, appelé communément Djenane T’china (jardin des orangers), située au bas du pont de Sidi-Rached, ont été relogées hier à la nouvelle ville Ali-Mendjeli. Cette délocalisation s’inscrit, selon les services de la wilaya, dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire. L’assiette foncière récupérée devra abriter, comme Bardo, une partie de la cité future promise par la wilaya aux termes du projet de modernisation de la ville des Ponts.

Aucune contestation majeure n’a été enregistrée et l’opération s’est déroulée plutôt dans le calme à l’exception du refus d’une famille de quitter son logement en menaçant de se suicider collectivement, empêchant ainsi les ouvriers mobilisés par la wilaya pour raser les immeubles vidés de s’ y approcher dans un premier temps. L’intervention des agents de l’ordre, déployés en nombre impressionnant, a vite dissuadé les membres de cette famille qui, apparemment, n’ont pas apprécié les logements de rechange.

Les agents de sécurité bloquent l’accès à la faculté de droit
Lundi dernier, les étudiants et les enseignants de droit à Constantine ont été pris en otages par les agents de sécurité de cet établissement universitaire qui ont bloqué tout accès au campus abritant leur faculté en signe de protestation contre l’incarcération d’un collègue. Une détention décidée sur la base de la plainte portée par un enseignant. Cet agent de sécurité travaillant au même campus, lequel a été placé, mercredi dernier, par le procureur de la République sous mandat de dépôt, aurait ainsi empêché ledit enseignant d’accéder à l’institut avant de l’agresser physiquement. Les agents de sécurité qui revendiquent de l’administration de l’université d’intervenir pour «régler» cette affaire et libérer leur pair, ont totalement paralysé la faculté. Néanmoins, les universitaires qui se sont vu interdire l’entrée pendant toute la journée d’hier et qui, jusqu’ici, se révoltent en sourdine n’ont cessé de dénoncer les écarts de comportement de ces agents censés assurer la sécurité à l’intérieur des campus. Une situation pour le moins agaçante où les étudiants comme les enseignants endurent carrément le mépris de ces agents qui, encore une fois, ont imposé leur le diktat aux universitaires de par cette protestation.

L’acquittement pour les enseignants du Cnapest
La cour de Constantine a innocenté lundi dernier les quinze enseignants affiliés au Cnapest (Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique) et poursuivi pour attroupement non autorisé devant le siège de la direction de l’éducation de cette circonscription. Ces enseignants, que le tribunal correctionnel de Ziadia a condamnés à une peine de deux mois de prison et qui ont introduit un appel pour bénéficier ainsi de l’acquittement, comptent, selon des syndicalistes, intenter une autre action en justice pour revendiquer leur réhabilitation.
L. H.

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