Régions : OUED EL-ABTAL À MASCARA
Une daïra où le développement semble avoir porté ses fruits


La daïra de Oued El-Abtal, dont une partie du territoire se situe aux confins de la wilaya de Mascara avec des limites frontalières avec Tiaret, avoisine les 25 000 habitants dont 15 000 sont recensés au chef-lieu de daïra alors que les deux autres communes que sont Sidi Abdeldjebar et Aïn Farah comptent respectivement 4 200 et 5 800 âmes.
De nombreux douars sont disséminés çà et là comme Sidi Gueroune, Bouachria, M’hada ou des agglomérations secondaires dont la plus importante est Ouled Bally se trouvant en contre-bas des monts Timixi où la vie a pris le dessus sur la terreur qui y régnait pendant de longues années incitant la quasitotalité des citoyens de tous les hameaux à déserter les lieux. Là, comme sur d’autres sites parcourus en ce lundi 10 mai, les efforts de développement engagés se sont traduits par le retour des populations restées attachées à leurs terres. Vers 2004, le processus de développement venait d’être lancé avec bien sûr comme préalable sécuriser les lieux. Depuis, beaucoup de choses ont changé et les nouvelles habitations construites à la faveur de l’aide à l’habitat rural en témoignent. Depuis 2005, ce sont 745 aides à l’habitat rural qui ont été attribuées. A Ouled Bally où la nécessité de réhabiliter le pont s’était imposée à l’instar des chemins communaux, les 2 200 habitants auront leur CEM et il devra être fonctionnel pour la prochaine rentrée scolaire. Là-dessus, le wali de Mascara a été intransigeant lorsque le responsable de l'entreprise chargée de la réalisation des travaux comme pour justifier l’impossibilité d’être dans les délais avancera le prétexte de déficit de main- d’œuvre dans la localité. Troupeaux de moutons et terres travaillées sur tout le parcours emprunté attestent du changement de décor sur les lieux où il n’y a pas longtemps il n’y avait pas âme qui vive. D’un autre côté, les anciennes demeures abandonnées témoignent elles de ce que fut la désolation sur les mythiques monts de Timixi où sévissaient les hordes terroristes. Le défi avait été lancé et cette contrée sera l’une des premières à être touchée par les mesures de relance de reconstruction. Aujourd’hui, il y a cette sérénité affichée chez les citoyens revenus de loin. L’amélioration de leur quotidien passe aussi par les moyens de liaison et pour ceci il a été engagé par exemple la réfection du chemin vicinal reliant celui de wilaya 99 afin de sortir les douars de Sidi Guenoune et Bouachria de l’isolement et il porte sur une distance de 11 km tout comme le projet de réhabilitation du chemin reliant Oued El-Abtal à Ouled Bally, soit 7 km. C’est la distance que devaient parcourir à bord du bus scolaire les enfants de cette localité pour rallier le CEM du chef-lieu de daïra. Une nouvelle antenne Cnas verra le jour incessamment afin de soulager les habitants de Oued El-Abtal. Dans le volet structure nouvelle, et après avoir songé à l’extension de l’ancienne polyclinique, il sera retenu finalement la nécessité d’en construire une nouvelle. Une première enveloppe financière a été dégagée et elle est de l’ordre de 10 milliards de centimes. Elle sera certainement d’un grand bienfait, puisqu’elle fera office d’un mini-hôpital avec une capacité de 50 lits. Oued El-Abtal a aussi son lot d’habitat précaire favorisé comme l’on sait par l’exode rural durant les années sanglantes. Pour l’éradication progressive de celui-ci, 20 logements seront réalisés. En cette veille de saison estivale et à l’approche des grandes chaleurs, Oued El- Abtal sera dotée d’un nouveau siège de la Protection civile et ceci n’est pas sans rappeler qu’il y a deux ou trois ans, la forêt de Timixi avait brûlé et des hommes du feu y avaient séjourné durant 15 jours pour venir à bout de l’incendie. Pour les perspectives d’avenir, Oued El-Abtal, dont le centre-ville est aujourd’hui saturé, aura son nouveau pôle urbain à l’est pour permettre son extension. Y seront réalisés les nouveaux programmes de logements et les structures d’accompagnement. Sur le site d’une superficie de 68 ha seront donc entamés les travaux de viabilisation (voirie, assainissement et divers réseaux) ; cela nécessitera, nous dira-t-on, une enveloppe de 525 milliards de centimes. Aïn Farah, cette commune se trouvant à 70 km de Mascara et la plus éloignée, ne sera pas en reste, puisqu'elle bénéficie d’un programme d’aménagement urbain, de la réfection d’une école et de la réhabilitation d’un chemin de wilaya. A Sidi Abdeldjebar, les jeunes en mal de loisirs auront une aire de jeux à Medjaref et une dotation de 20 locaux à usage professionnel. AAïn Bouras, qui fut notre première halte, les habitants prenant langue avec le wali se diront soulagés par les dernières mesures qui ont touché leur localité où l’on ne semble pas apparemment souffrir de l’AEP. Toutefois, compte tenu de l’isolement, ils évoqueront les contraintes liées à l’évacuation de malades dans cette agglomération de 1300 habitants. La décision de leur affecter une ambulance sera prise tout comme le renforcement de l’équipe médicale avec un médecin supplémentaire. L’on évoquera aussi ce problème lié aux auto-constructeurs qui ne sont pas encore en possession de leurs actes. Intervenant, M. Mohamed Redouane Mouffok, nouveau chef de daïra de Oued El-Abtal, leur apprendra que ceci avait été pris en charge et ce problème devrait être solutionné prochainement. De grands projets sont en cours dans la circonscription et permettront sans doute de répondre aux exigences citoyennes. Ceci exigera toutefois de la célérité et du suivi afin de surmonter les aléas qui surgissent souvent dans la concrétisation de ceux-ci.
M. Meddeber

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