Régions : CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE ARABE DE L’ALPHABÉTISATION
Skikda classée 16eà l’échelle nationale dans l’éradication de l’analphabétisme


La journée arabe de l’alphabétisation, prévue le 8 janvier de chaque année, sera célébrée jeudi 7, à la salle Aïssat-Idir, pour des raisons de coïncidence avec un jour férié, le vendredi. L’action est à mettre à l’actif de l’annexe de l’Office national de l’alphabétisation, présidée par Merrouche Zeghdoud.
Elle sera placée sous des slogans divers, «L’alphabétisation, devoir national et responsabilité collective», «L’alphabétisation, outil pour promouvoir la culture du dialogue, la tolérance et la paix entre les personnes et les peuples», «L’alphabétisation, investissement promoteur dans le cadre du programme d’édification de la libre et responsable citoyenneté», «L’illettrisme est mère de tous les fléaux», «Eradiquer l’illettrisme, c’est éradiquer l’exclusion et la marginalité», «Le coût de l’alphabétisation est moindre par rapport à celui, moral et matériel, induit par l’illettrisme». 21 associations impliquées dans la concrétisation du programme de mise en œuvre de l’enseignement des adultes y prendront part. Des stands leur seront réservées pour qu’elles puissent mettre en valeur leurs activités dans le domaine. Au menu du programme, la présentation d’une pièce de théâtre et la lecture d’un poème, toutes les deux interprétées par des adhérents au programme d’alphabétisation. L’assistance aura également droit à la présentation d’une expérience inédite : le passage aux épreuves du baccalauréat 2009/2010 d’une candidate libre ayant débuté son cursus par le biais des cours d’alphabétisation. Selon les statistiques communiquées par le directeur de l’annexe de l’ONA, concernant la wilaya de Skikda, la population analphabète, âgée de plus de 10 ans, est de l’ordre de 158 853 personnes, dont 372 254 de sexe féminin, soit 21,3% du taux global représentant cette catégorie d’âge.La frange âgée de plus de 15 ans est estimée, quant à elle, à 661 230 personnes, dont 330 599 de sexe féminin, correspondant à 23,8% du taux global, qui est de l’ordre de 661 230. Il faut relever également que le taux d’analphabétisme est plus important chez les femmes, il est respectivement, en prenant comme échantillons les deux précédentes catégories d’âge, de l’ordre de 28,3% et 14,3%, et 31,6%, 16,1%, et aussi, chez les ruraux plus que les citadins. En témoignent les chiffres suivants : des 17 555 inscrits aux cours du niveau 1, intervenant dans le cadre de la saison 2009/2010, 14 471, dont 14 175 femmes, habitent dans le milieu rural. Même cas dans le niveau 2, sur les 20 462 inscrits, 15 480, dont 14 940, résident en milieu rural. Le programme de lutte contre l’analphabétisme a vu l’implication de quatre directions de l’exécutif, à savoir l’éducation, la jeunesse et les sports, les affaires religieuses et la culture. Comme déjà rapporté, 21 associations y activent également. Parmi elles, il convient de citer, par ordre d’importance des effectifs inscrits, l’Union nationale des femmes algériennes (3 840 adhérents), l’Association scientifique des diplômés des universités et du développement social de Azzaba (1 361 adhérents) et l’association Hawa (1 040 inscrits). Les centres culturels islamiques se targuent d’un chiffre de 1 720 inscrits. A titre d’information, l’Office national d’alphabétisation compte à son actif 7 185 inscrits en niveau 1 et 8 145 adhérents en niveau 2, soit un total de 15 330 sur un total d’inscrits de 37 157 inscrits pour l’année 2009/2010, l’écart entre ces deux chiffres, soit 21 827 inscrits, est répertorié au niveau des associations. Le directeur de l’annexe de Skikda, Merrouche Zeghdoud, nous explique que pour l’encadrement, «deux formes de contrats sont utilisées, la formule CID, certificat d’insertion des diplômés, chapeautée par la direction de l’emploi, à travers laquelle 315 postes ont été pourvus, et la formule de recrutement direct par le biais de l’office, où 555 postes ont été créés, dont des personnes ayant le niveau de 3e AS. Il faut savoir aussi que toutes les spécialités peuvent avoir droit au recrutement. Il faut savoir aussi que la norme est d’un encadreur pour 40 inscrits scindés en deux groupes de 20». Les inscrits suivent les cours, qui débutent le 1er octobre dans les établissements scolaires, les centres islamiques et les locaux des associations. Le niveau 1 est d’une durée de 9 mois, le niveau 2 est scindé, quant à lui, en deux sessions : octobre-janvier et février-juin. A l’examen final, qui se tient généralement à la mi-juin, ne seront retenus que les lauréats de l’examen de février ; ce qu’on appelle le niveau 3 est sanctionné par une attestation de délivrance de l’analphabétisme, dont le détenteur aura le mérite d’avoir appris trois choses : lire, écrire et calculer. Selon notre interlocuteur, deux grosses contraintes sont à signaler. La première est que «nous enregistrons des déperditions pour cause de séchage de cours en deux périodes de l’année, lors de la cueillette des olives et des opérations de moissons, auxquelles les femmes rurales prennent une part importante». La deuxième est celle «à laquelle sont confrontées les personnes désireuses de suivre les cours par correspondance, sachant que le détenteur de l’attestation susmentionnée peut être directement admis en 1re année moyenne, si telle est son ambition. Il s’agit de la difficulté d’assimiler aisément les cours d’anglais, de français, maths, physique…». Dans ce cadre, l’Association scientifique des diplômés de l’université et du développement social de Azzaba a trouvé la parade, assurer le suivi par des cours de soutien dans les matières où les détenteurs de l’attestation de délivrance d’analphabétisme ont des difficultés. Selon sa présidente, Harrach Fouzia, «depuis 2005, nous avons à notre niveau une cinquantaine d’inscrits, détenteurs d’attestation de délivrance de l’analphabétisme et qui ont formulé le vœu de parachever le cursus scolaire, qui ont suivi les cours de soutien. A la charge de l’association, les frais d’inscription aux cours par correspondance, qui sont fixés à 2 000 DA, particulièrement pour ceux qui ne peuvent les supporter, ainsi que les manuels y afférent. Cela en continuité du programme qu’a lancé notre association depuis 2003, et qui comprend l’installation de plusieurs ateliers, dont l’un réservé à l’éradication de l’analphabétisme animé par une trentaine d’encadreurs, soit 1 pour 30 inscrits».
Zaïd Zoheir

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