Régions : YENNAYER 2960 À BOUIRA
Des festivités officielles, à défaut de… rien


Contrairement aux années précédentes faites de protestation et de revendications, avec souvent des marches et autres expositions sortant du domaine officiel, cette année, rien de tout cela n’a été programmé au niveau de la wilaya de Bouira.
Tout au plus, certaines associations culturelles rescapées, qui avaient l’habitude d’activer sous la houlette du MCB, se sont jointes à la direction de la culture pour commémorer cet événement dans un cadre officiel. Ainsi, les festivités de la fête de Yennayer 2960 sont organisées pendant trois jours, du 11 au 13 janvier, au niveau de la maison de la culture Ali-Zamoum, par la direction de la culture qui a invité à l’occasion plusieurs associations culturelles de M’chédallah, Aghbalou, El-Adjiba, Ath-Laâziz et Bouira, ainsi que plusieurs autres artistes et artisans pour participer à cet événement avec des expositions photos, des bijoux, de la poterie, des habits traditionnels et bien sûr de la gastronomie du terroir, celle-là même que les ménagères kabyles ont coutume de préparer en pareilles circonstances. En effet, à l’occasion de chaque fête de Yennayer qui marque officiellement le début de l’année agricole, il est de tradition chez les Berbères que les ménagères, et comme pour accueillir ce premier jour avec tous les honneurs pour que toute l’année soit bénie et pleine d’abondance, préparent au moins sept plats différents dont le couscous, accompagné de viande de coq, et font le nettoyage de la maisonnée ainsi que de la cour. Tous ces préparatifs sont visibles au niveau des familles rurales, alors que ceux vivant en milieu urbain, se contentent le plus souvent d’acheter un poulet pour préparer le couscous de Yennayer, le plat traditionnel qui en reste le symbole par excellence. Pour revenir aux festivités officielles, outre les expositions, la direction de la culture a prévu des conférences-débats, des projections de films amazighs, des pièces théâtrales et des concours de poésie tout au long des trois jours, avec, en clôture, un gala artistique. C’est dire que des serments faits par les animateurs du MCB à poursuivre le combat des aînés pour faire asseoir en Algérie une démocratie réelle dans le strict respect des droits de l’homme, des serments faits par les délégués des arouchs qui revendiquaient pour Yennayer une journée fériée, et qui juraient qu’ils ne baisseraient plus les bras jusqu’à l’aboutissement plein et entier de la plate-forme d’El-Kseur qui assoirait définitivement une Algérie moderne et prospère, au lieu de celle actuelle, archaïque et abdicataire à souhait face aux islamistes et aux étrangers, force est de constater qu’aujourd’hui, il n’en reste malheureusement que le souvenir.
Y. Y.

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