Actualités : AFFAIRE DU COMPLEXE MOTEUR TRACTEUR DE CONSTANTINE
Trois détenus en grève de la faim


Trois détenus de la prison d’El-Khroub sont en grève de la faim depuis près d’une semaine. «Accusés injustement», comme avancé par leurs proches, dans le cadre d’une affaire de dilapidation de deniers publics, d’abus de pouvoir et de non-respect des lois dans la conclusion de marchés, qui continue de défrayer la chronique au Complexe moteur tracteur (CMT) d’Oued-Hamimime, à Constantine, les trois prisonniers, en grève de la faim, réfutent leur mise sous mandat de dépôt, au même titre que le reste des accusés.
Dans un premier temps, la chambre d’accusation qui s’est prononcée, début janvier dernier, pour la mise sous contrôle judiciaire de 14 fonctionnaires du CMT alors que quatre autres accusés, dont le directeur général de l’entreprise, ont été placés sous mandat de dépôt, a dû réviser sa sentence après appel du parquet. Tous, ont été, dès lors, concernés par une mise sous mandat de dépôt, alors que le dossier comprend plusieurs affaires, totalement dissociables. D’où, d’ailleurs, la décision d’un ex-responsable du service de déstockage d’entamer une grève de la faim, dès son premier jour d’emprisonnement, dimanche dernier. Décision qui lui a valu une mise en quarantaine dans une cellule individuelle, pour éviter, vraisemblablement, que son initiative ne fasse tache d’huile. Selon ses proches, une nouvelle expertise ordonnée par la justice à propos d’un marché d’étanchéité et de confortement des bâtisses qui abritent les ateliers du CMT est à l’origine de sa décision, puisque son nom n’est guère cité dans ces affaires et que l’expertise en question risquait de prendre plusieurs mois. D’où son refus de subir l’incarcération tout le temps que prendra cette procédure, sachant qu’en ce qui le concerne, il ne s’attend, ni plus ni moins, qu’à un acquittement. «Mon dossier est vide», se défend-il. Deux autres détenus lui ont emboîté le pas dans la même semaine, a priori pour les mêmes considérations, portant le nombre de grévistes de la faim à trois. Hier, ils ont reçu la visite du juge d’instruction et d’un procureur de la République, lesquels devraient transmettre un compte rendu de leurs doléances au procureur général près la cour de Constantine.
K. G.

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