Régions : GUELMA
Le squat des trottoirs, un véritable casse-tête


A Guelma, les piétons se plaignent des comportements inciviques de certains commerçants, notamment ceux exerçant dans l’informel, qui se précipitent dans l’arrogance et la démesure pour imposer leur diktat. Ils s’approprient les trottoirs et essayent à chaque fois de grignoter quelques mètres, en vue d’attirer le maximum de clients et faire prospérer leurs commerces.
Ce phénomène a pris des proportions inquiétantes au fil des années et ne cesse de gagner du terrain. Il touche les principaux axes du centre-ville de Guelma, qui enregistrent quotidiennement une affluence remarquable de citoyens : les rues Anouna, Athmane Meddour, Slimani Amar, le boulevard Souidani Boudjemaâ et celui du 1er-Novembre. Les vendeurs à la sauvette et les marchands de touts sortes : vêtements, textile, chaussures, bijoux fantaisie, sacs à main…, squattent les espaces réservés aux piétons, au mépris de la réglementation en vigueur, pour étaler leurs marchandises. Certains gargotiers installent leurs fours électriques «tournebroche » sur les trottoirs, pour gagner de l’espace, rendant ainsi la circulation piétonne plus difficile. Il semble que ces commerçants ne se soucient pas de la sécurité des citoyens, encore moins du caractère esthétique du milieu urbain. En effet, il est devenu presque impossible pour les piétons d'utiliser cet espace qui leur est pourtant destiné. Ils sont donc contraints à emprunter la chaussée, avec tous les risques que cela représente, ou alors à se faufiler entre la bordure de trottoir et les voitures en stationnement. Ces conditions déplorables dégradent le quotidien des riverains et des usagers de ces artères commerciales, notamment la gent féminine qui est souvent importunée par des malotrus. Ce fléau ne concerne pas uniquement la ville de Guelma mais presque toutes les localités de la wilaya. La planification d’un réseau piétonnier améliorerait le cadre de vie des citoyens et faciliterait la marche notamment pour les personnes à mobilité réduite. Le trottoir devrait retrouver sa vocation première, à savoir une infrastructure de base pour la sécurité du piéton, qui reste le plus faible des usagers de la route.
Noureddine Guergour

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