Actualités : GRÈVE DANS L’ÉDUCATION
Benbouzid défie les enseignants


Le département de Benbouzid estime que la menace de grève brandie par les syndicats autonomes du secteur de l’éducation est basée sur un argumentaire fallacieux. Il rappelle que la justice a déclaré la grève des enseignants illégale. De ce fait, le ministère a informé les enseignants que les procédures d’usage allaient être engagées à l’encontre de ceux qui ne rejoindraient pas leur poste de travail. «Ceux qui se rebelleront subiront automatiquement des ponctions sur leur salaire et leur prime de rendement pour toutes les journées non travaillées», souligne-t-on.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - «L’argument de ponction sur salaire avancé par les enseignants pour déclencher un mouvement de protestation est fallacieux.» C’est ce qu’a affirmé, hier, le chargé de l’information auprès du ministère de l’Education nationale. Ce dernier souligne que c’est suite à une décision de justice ordonnant l’arrêt immédiat de la grève et la reprise des cours que le ministère a interpellé les enseignants à l’effet de rejoindre leur poste de travail. Le ministère a décidé, en conséquence, de mettre en application cette décision et, partant, d’engager les procédures réglementaires en matière de relations de travail, notamment par des ponctions sur les salaires et les primes de rendement des grévistes. Ainsi, toutes les journées non travaillées ne seront pas rémunérées. Selon notre interlocuteur, cette décision a été rendue publique et transmise à tous les établissements scolaires. Les enseignants qui n’auront pas respecté les instructions ne devront pas crier à l’injustice, a-t-il estimé. Et de préciser que la circulaire interministérielle de 1991 relative aux modalités de retenues sur les rémunérations des journées de grève dans les institutions et les administrations publiques, sur laquelle se basent les syndicats pour remettre en cause la décision de ponction sur salaire, a été abrogée et remplacée par deux autres circulaires. Ainsi, la retenue sur la rémunération au prorata des journées de grève obéit aux dispositions de la loi n° 90/02 et du décret n°85. Celles-ci stipulent que «l’administration publique se fonde sur le principe général de gestion des finances publiques, fixant comme préalable au versement de la rémunération la constatation du service fait». Il en résulte que «les journées de grève ne seront pas rémunérées», explique le chargé de l’information . Les ponctions sur salaire appliquées pour les enseignants qui n’ont pas rejoint leur poste de travail à la date du 7 mars dernier ne sont pas illégales, assure-t-il. Et le chargé de l’information de se demander «pourquoi les syndicats du secteur se basent sur des arguments erronés pour tromper les enseignants et l’opinion publique.»
S. A.

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