Actualités : NÉGOCIATIONS DES CONVENTIONS DE BRANCHES
Clash dans le secteur de l’agroalimentaire


Contrairement aux autres secteurs d’activité, où les négociations sur les conventions de branches semblent connaître une avancée «appréciable», celui de l’agroalimentaire est sujet à un bras de fer entre les représentants des travailleurs et la partie employeur. Une démonstration de force pointe à l’horizon.
Abder Bettache - Alger (Le Soir )- La Fédération nationale des travailleurs des industries agroalimentaires, affiliée à l’UGTA, s’insurge contre le «blocage et le refus affiché par la partie employeur constituée par les SGP Proda, Cegro, Tragral, SGDA et Cojub». Dans son communiqué rendu public et signé de son secrétaire général, il est souligné qu’un dépôt de préavis de grève de 15 jours à compter du 21 avril a été déposé. La cause ? «Après plusieurs rounds de négociations et durant plusieurs semaines, les membres représentant la FNTIAA au sein de la commission ont été confrontés à d’énormes difficultés telles que le manque de sérieux et l’irrespect des employeurs envers les membres de la commission en charge des négociations». Selon la Fédération nationale des travailleurs des industries agroalimentaires, le blocage des négociations est dû «au refus de l’employeur de donner suite aux revendications des travailleurs, et ce, malgré les concessions de la partie syndicale sur la question salariale». Le divorce semble consommé avec les représentants des travailleurs, et la démonstration de force, dont les premices sont palpables, de leur part reste le dernier recours. Reste à savoir si la partie syndicale compte faire appel à l’intervention du premier responsable de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi-Saïd. Ce dernier, faut-il le rappeler, avait confié au secrétaire national chargé des conflits sociaux «le contrôle du processus de négociation des conventions de branches». Si ces négociations venaient à aboutir à une impasse, «l’intervention du secrétaire général pourrait constituer le dernier recours». Il est à rappeler que les négociations de branches du secteur économique public et privé concernent 1 600 000 travailleurs, dont la revalorisation salariale se situerait dans une fourchette de 20 % à 25 %. Mercredi dernier, une seconde réunion d’évaluation a eu lieu au siège de la Centrale syndicale. La rencontre, présidée par M. Telli Achour, avait pour principal ordre du jour «l’évaluation de l’état des négociations à la lumière des résultats jusque-là enregistrés par les différentes commissions de négociation». Dimanche et lundi prochains, une autre réunion aura lieu, où, dit-on, les dernières retouches seront apportées aux dossiers devant être examinés et paraphés lors de la prochaine tripartite prévue le 1er mai. Il est à rappeler que ces augmentations au profit des travailleurs du secteur public économique ont été décidées lors de la dernière tripartite dans le sillage des principes du pacte national économique et social en matière d'adaptation des salaires au pouvoir d'achat, mais aussi au niveau des performances de l'entreprise, aux plans financiers et à la productivité.
A. B.
youcefabder@hotmail.com

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