Actualités : AFFAIRE DE CORRUPTION AU PORT D’ALGER
Le P-dg arrêté


Le président-directeur général de l’Entreprise du port d’Alger a été placé sous mandat de dépôt, jeudi, par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed. Ali Farah, ancien P-dg de l’Epal, un cadre dirigeant de l’entreprise et un opérateur privé sont sous le coup d’une décision similaire. Quatre autres responsables de cette entreprise ont été placés sous contrôle judiciaire.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Abdelhak Bourouaï, P-dg de l’Entreprise du port d’Alger (Epal), a été présenté puis placé sous mandat de dépôt, jeudi, par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed. Ali Farah, son prédécesseur à ce poste, ainsi que le directeur général adjoint de l’Epal chargé de l’administration ont eux aussi été placés sous mandat de dépôt au même titre qu’un opérateur privé activant dans l’enceinte portuaire de la capitale. Ce dernier est à la tête d’une entreprise sous-traitante de l’Epal, spécialisée dans la manutention et disposant de plusieurs charriots élévateurs. Le magistrat instructeur a également décidé de placer sous contrôle judiciaire quatre autres cadres dirigeants de l’entreprise du port d’Alger. Parmi eux figure le second directeur général adjoint. Selon des sources proches de ce dossier, les faits porteraient sur des pratiques délictueuses qui remonteraient à la période 2004/2005. D’où, selon nos sources, la décision concernant Ali Farah, qui était encore en poste à cette même période. Actuellement, très peu d’éléments ont filtré sur les raisons de cette affaire qui est le résultat d’une longue enquête menée par les services de sécurité. Il s’avère, néanmoins, que l’entreprise du Port d’Alger se retrouve actuellement privée de l’essentiel de son staff dirigeant. Face à cette situation, le conseil d’administration s’est réuni en urgence hier vendredi. Une cellule de crise aurait été installée. Cette structure sera chargée de gérer les «affaires courantes » en attendant la nomination d’une nouvelle équipe qui devrait être connue au courant de la semaine. Notons qu’une autre entreprise portuaire de premier plan, celle d’Oran en l’occurrence, est au centre d’une affaire de malversations impliquant directement son président-directeur général. Celui-ci a été placé sous contrôle judiciaire suite à la découverte d’un trou financier d’une valeur de 800 millions de centimes. L’éclatement de l’affaire du port d’Alger — structure considérée comme le poumon économique du pays — marquerait-elle la reprise de la campagne anti-corruption qui avait débuté avec les enquêtes sur la Sonatrach et le projet d’autoroute Est-Ouest ? Pour nombre d’observateurs, la clôture du sommet du GNL 16 a marqué définitivement la fin de cette «trêve».
T. H.

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