Culture : LA «VUVUZELAMANIA» ARRIVE
Un vuvuzela ça trompe énormément


«Savez-vous où on peut acheter un vuvuzela ?» La charmante jeune fille qui demande ce renseignement n’est pas en Afrique du Sud, mais à Alger. La «vuvuzelamania» a-t-elle touché notre pays ? En tout cas, beaucoup de jeunes supporters des stades cherchent désespérément cet instrument à vent sud-africain. La rumeur parle déjà de commerçants (trabendistes) qui en auraient ramené un premier lot. Un vuvuzela, ça trompe énormément (c’est normal, puisque c’est une trompette).
C’est l’instrument typique en Afrique du Sud et il est d’origine zouloue. Suivant les régions, ses autres noms sont le lepatata ou le setswana. Son nom en zoulou veut dire «faire du bruit». Selon une autre version, on l’appelle vuvuzela, tout simplement, parce qu’il fait «vou ! vou !» quand on souffle dedans. Long d’environ un mètre, ce sorte de cor ou de ghaïta était, jadis, fabriqué en étain. Après sa popularisation dans les années 1990, il sera désormais fabriqué en plastique. Faire barrir un «vuvu», ce n’est pas sans danger. Il dégage un bruit de 130 décibels, ce qui peut provoquer la surdité chez le «souffleur» ou chez le malheureux spectateur assis sur les sièges de devant. D’ailleurs, le vuvuzela est toujours vendu accompagné de protections auditives. Le vuvuzela sera, sans doute, un des beaux souvenirs de ce premiers mondial africain, tout comme l’a été la «ola» de Mexico 86.
K. B.

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