Mondial : ITALIE
Le pari perdu de Marcello Lippi


«C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures » : pour avoir appliqué ce dicton à la lettre, le sélectionneur Marcello Lippi a connu une énorme désillusion avec l'élimination au premier tour de l'Italie, championne en titre, au Mondial-2010.
Il y a quatre ans, l'entraîneur toscan, 62 ans, était devenu un héros national en conduisant les Azzurri à un quatrième sacre mondial en Allemagne. Tout auréolé de cet exploit, il aurait pu clore là sa riche carrière de technicien (Naples, Juventus, Inter) et narrer ad vitam aeternam le triomphe d'une nuit d'été à Berlin. Mais l'envie était trop forte et, après deux ans de retrait (2006-2008), il était revenu aux affaires après l'Euro-2008 et le limogeage de Roberto Donadoni. Avec une idée fixe en tête : refaire le coup en Afrique du Sud. Un doublé qu'aucune équipe n'a réalisé depuis le Brésil de Pelé (1958, 1962), mais Lippi y croyait dur comme fer, certain que ses cadres de 2006, tous trentenaires – les Buffon, Cannavaro, Zambrotta, Gattuso, Pirlo, Iaquinta... –, pouvaient une nouvelle fois faire triompher la Nazionale. Une confiance qui s'est traduite par un refus total des expérimentations : il a ainsi d'office écarté Antonio Cassano et Mario Balotelli, sûr que les deux attaquants, «enfants terribles» du football italien, ne pouvaient pas s'insérer dans son «sacro-saint» groupe. Il leur a préféré des joueurs plus sages, mais aussi moins talentueux et pas vraiment en mesure de bousculer la hiérarchie

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