Actualités : PROMOTION DES EXPORTATIONS ALGÉRIENNES VERS L’ALLEMAGNE
En manque d’implication institutionnelle, certification-produit…


La promotion des exportations algériennes vers l’Allemagne souffre d’un déficit en termes d’implication institutionnelle, de certification- produit…
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - A l’initiative de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK-Algérie) et de la Fondation Friedrich Naumann, la seconde édition du Guide d’accès au marché allemand a été présentée hier à l’hôtel Sofitel, à Alger. Ce guide, qui présente le marché allemand, s’adresse aux exportateurs algériens, dans une double optique. Soit d’accroître la participation des opérateurs algériens aux diverses manifestations économiques et commerciales qui se déroulent en Allemagne, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, du tourisme, des transports et de la sous-traitance. Mais aussi de contribuer à la promotion des exportations algériennes hors hydrocarbures, au demeurant très faibles, notamment dans l’agroalimentaire, vers l’Allemagne. Or, la promotion du produit algérien en Allemagne, et partant en Europe, reste insuffisante. Certes, un groupe de travail s’attelle, selon le directeur général de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), Mohamed Bennini, à faciliter les conditions d’exportation. A ce propos, le responsable de l’Algex a évoqué l’octroi du statut de l’opérateur économique agréé, l’allègement des procédures douanières, les facilitations du Fonds de soutien à la promotion des exportations (FSIE)… Néanmoins, un certain nombre de dispositifs d’encouragement méritent révision, selon Mohamed Bennini.
Le produit algérien est inconnu en Allemagne
Comme la promotion des exportations nécessite d’être appuyée par une véritable stratégie, selon le directeur général d’AHKAlgérie, Andréas Hergenröther, qui constate que «le produit algérien reste encore inconnu en Allemagne», a contrario de celui d’autres pays maghrébins ou arabes. Selon le représentant d’AHK-Algérie, l’implication des acteurs institutionnels et des opérateurs économiques est limitée, hormis la contribution de l’ambassade d’Algérie à Berlin et les efforts de quelques opérateurs privés et publics algériens. En ce sens, Andréas Hergenröther a invité les associations et organisations patronales à s’impliquer davantage pour faire mieux connaître ce produit dont le potentiel d’exportation est avéré. Autre insuffisance, l’absence de certification- produit même si le produit algérien est bio et que des certificats d’origine sont délivrés. Pour le directeur général de l’Organisme algérien d’accréditation (Algerac), Noureddine Boudissa, la qualité bio ou le certificat d’origine ne suffisent pas. Or, le nombre de laboratoires de contrôle accrédités et opérationnels reste très confidentiel, et la conformité des produits algériens au système normatif européen est loin d’être assurée. Ce qui pose problème dans le contexte futur de la zone de libre-échange entre l’Algérie et l’Union européenne.
C. B.

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