Actualités : ILS SE SONT RASSEMBLÉS HIER DEVANT LE SIÈGE DE L’UGTA
Les intendants de l’éducation montent au créneau


Les intendants de l’éducation ont observé, hier devant le siège de la Centrale syndicale UGTA, un rassemblement de protestation. A l’origine de cette colère, le fait que cette catégorie du corps de l’éducation ne figure pas dans les dispositions du décret 10- 78 du 24 février 2010 portant régime indemnitaire.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Un autre vent de colère est venu secouer le secteur de l’éducation. Les intendants ont décidé de réagir pour dénoncer leur exclusion du régime indemnitaire du corps des éducateurs. A l’appel de leur syndicat, ils sont venus nombreux hier, et de toutes les wilayas, tenir un rassemblement de protestation devant le siège de l’UGTA. Selon le chargé de la communication du Syndicat national des intendants, affilié à l’UGTA, M. Boubaha, cette catégorie du corps de l’éducation, bien que considérée comme des éducateurs dans le statut particulier, ne bénéficie pas des indemnités pédagogique et documentaire, contrairement aux autres personnels. La raison ? Dans le régime indemnitaire, les intendants ne sont pas considérés comme des éducateurs. Une «incohérence » que les protestataires demandent à rectifier. «C’est de la hogra, nous sommes les seuls à être écartés de ces indemnités», a dénoncé un protestataire, qui souligne que les intendants ont toujours favorisé la voie du dialogue. C’est d’ailleurs ce qu’ils demandaient encore hier. «Nous sommes en colère et nous demandons, en toute responsabilité, à nos responsables de nous répondre, quelle que soit leur position», a déclaré M. Boubaha, ajoutant que «les intendants demandent des mesures d’urgence pour régler une situation d’injustice ». Ces deux indemnités représentent l’équivalent de près de 14 000 DA, a-t-il tenu à rappeler. Le secrétaire général de l’UGTA, Sidi-Saïd, qui a reçu hier dans la matinée les représentants des protestataires, s’est engagé à intervenir auprès du ministère de l’Education nationale. Le premier responsable de la Centrale syndicale a demandé un délai d’une semaine pour leur donner une réponse. Enfin, il convient de noter que les intendants, au nombre de 20 000 à l’échelle nationale, menacent de hausser le ton à la prochaine rentrée si leurs revendications ne venaient pas à être prises en charge.
S. A.

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