Culture : TIZI-OUZOU
Ihamziène lance le festival de la robe kabyle


L’association culturelle Tagmats, en collaboration avec le comité de village Ihamziène sur les hauteurs d’Illoula Ou Malou, à 67 km à l’est de Tizi-Ouzou, village qui se revendique de la descendance des Zianides dont il subsiste des traces des fondations de la forteresse (Ihamziène est une déclinaison de Ahmed Ziad), a lancé les 30 et 31 juillet la première édition du festival de la robe kabyle.
Inscrite sous le slogan «Tradition, préservation, modernité et culture», la fête a été inaugurée par le Dr Hadj Saïd, représentant de l’APW de Tizi-Ouzou, en présence des élus locaux. Outre le comité de village, la manifestation a, selon le président de l’association Nassim Merzoug, bénéficié de l’aide de la direction de la culture, de l’APW, du HCA et de l’APC d’Illoula Ou Malou. Par cette initiative visant à faire de la robe kabyle une robe de toujours pas une robe d’un jour, Tagmats veut sauver ce patrimoine menacé de disparition. Pour y parvenir, l’association s’emploie à obtenir l’institutionnalisation du festival. Ce pourquoi les organisateurs ont voulu frapper un grand coup durant cette première édition. Mais c’était compter sans les aléas de dernière minute puisque sur 29 associations et exposants ayant donné leur accord de principe pour leur participation, seule une dizaine a honoré ses engagements. Il s’agit des ateliers Lehna de Souk-El- Tenine (Tizi-Ouzou) qui a exposé la robe kabyle simple très demandée, la robe de Boghni, l’atelier Tounsia de Aït- Issad qui a présenté sa sélection de robes de mariée, atelier Sahel, Anza de Boudjima, atelier Hamidi qui a recensé plus d’une centaine d’ateliers de couture à travers la région, l’atelier Ihamziène, l’association Isuraf d’Ibouyesfène qui dispose d’une coopérative animée par la couturière Naïma et dont les membres déplorent la situation des artisans de la région. D’autres exposants à l’exemple de l’EFCB qui a initié les jeunes filles locales au mannequinat, l’association Aguni Buffal de Maâtkas, du jeune designer Ziani Amrouche de Maâtkas, d’un décorateur en plâtre berbère de Tizi-Ouzou qui s’est inspiré des symboles et motifs anciens ont répondu à l’invitation de Tagmats qui a fait appel à Mme Dahmani Samia, spécialiste de l’histoire des antiquités, et Zineddine Kacimi, historien, pour présenter des communications sur la robe kabyle suivies de débats. Côté compétition, l’association a prévu un défilé de mode suivi du vote de la plus belle robe à laquelle sera décerné le prix de la robe d’or.
S. Hammoum

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable