Actualités : PLAGES
Le jeûne plus fort que la canicule


Les températures caniculaires qui ont marqué ce week-end n’ont pas persuadé les gens à renouer avec la plage et la baignade. Ramadan oblige, ils préfèrent s’y rendre durant la soirée.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Malgré une mer d’huile, les plages de Sidi- Fredj, Palm-Beach et Azur- Plage étaient quasiment vides, hier, deuxième journée consécutive de canicule sur Alger. La températures élevées de ce weekend n’ont pas dissuadé les gens de respecter la «tradition » qui veut qu’on ne doit pas faire trempette en état de jeûne. Sur la vaste plage de Sidi-Fredj, quelques familles se prélassent sur le sable. Installé sous un parasol, un couple avoue que cette sortie est dédiée spécialement à leurs enfants Anis et Sonia, âgés respectivement de 6 et 4 ans. «Nous n’avons pas l’habitude de venir à la plage durant le mois de Ramadan. C’est une exception. Comme c’est le week-end, nous avons voulu faire plaisir aux enfants qui ne cessent de réclamer la mer», dira la maman avant d’ajouter, «la canicule d’hier (vendredi ndlr) nous a également incités à venir passer la journée au bord de la mer». Plus loin, sous un autre parasol, Sadek et sa petite famille profitent des moments passés face à la grande bleue. «Nous sommes en congé, ce qui, cette année, coïncide avec le mois de Ramadan, mais ça ne nous empêche pas de venir à la plage pour nous détendre et changer le quotidien», dit-il. Pour lui, la plage durant le mois de jeûne est une découverte. «C’est plus agréable. Il y a moins de monde et les lieux sont mieux fréquentés. Je préfère aller à la plage largement en ce mois qu’en d’autres moments», a-t-il avoué. Les deux enfants Aksyl et Jura semblent apprécier les moments passés au bord de la mer. Ils barbotent dans l’eau et s’amusent sur le sable. Même les parents participent à la baignade. Eux, apparemment, n’ont pas cette crainte de «couper» le jeûne avec une gorgée d’eau salée. Le plagiste qui gère la location des chaises et tables, affirme qu’hier (vendredi ndlr), la plage grouillait de monde. «La plage était archipleine, car il faisait très chaud. Les gens ne sont partis que vers les coups de 19 heures. Après le f’tour, il y avait encore plus de monde. Nous avons travaillé sans interruption jusqu’à une heure du matin», a-t-il affirmé.
R. N.

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