Actualités : ARCELORMITTAL ANNABA
La tension persiste au complexe


La tension persiste encore au sein du complexe ArcelorMittal d’El Hadjar, après les graves incidents de la semaine dernière ayant opposé des membres du comité de participation (CP) à ceux du conseil syndical de l’entreprise.
Ce début de semaine est marqué par la circulation de deux pétitions contradictoires. L’une, paraphée par 70 travailleurs représentant des délégués syndicaux et des membres du CP, demande la destitution du secrétaire général du syndicat d’entreprise Smaïl Kouadria, alors que l’autre, signée par 103 des 140 délégués des sections syndicales que compte l’entreprise ArcelorMittal, lui renouvelle sa confiance à la tête du syndicat. «Non seulement nous avons des lettres de regret, signées par une demi-douzaine de délégués ayant «marché» au début avec le CP, dans lesquelles ils reconnaissent avoir agi sous la pression. Autre chose illégale : le règlement régissant le CP ne donne aucune prérogative à ses membres pour demander un retrait de confiance au SG du conseil syndical», affirme Kouadria, en nous exhibant des documents pour appuyer ses propos. D’autre part, une trentaine de membres du CP poursuit la grève de la faim déclenchée depuis la soirée de jeudi dernier, pour marquer sa désapprobation de la mesure de licenciement de six des leurs par la direction générale qui les tient pour responsables des incidents de la semaine écoulée. Autre fait nouveau, la correspondance adressée hier après-midi par le premier responsable de l’Union UGTA de la wilaya d’Annaba au directeur général d’ArcelorMittal Algérie, M. Vincent Le Gouic, attestant de la légitimité du bureau syndical actuel, avec à sa tête Smaïl Kouadria. D’ailleurs, une réunion est prévue entre le DG, qui a repris son travail après quelques semaines de congé, et le bureau syndical de l’entreprise. L’objet de cette réunion, selon Kouadria, consiste en l’assurance par la DG de mesures de sécurité aux membres du bureau syndical pour la reprise de leurs activités au sein du complexe. De son côté, le wali d’Annaba multiplie les efforts en vue d’arriver à un rapprochement des points de vue par le dialogue entre les parties, loin de toute violence des uns et des autres. Son seul souci étant la préservation de milliers de postes de travail d’une importante unité économique du pays qui emploie plusieurs milliers de personnes de la région d’Annaba.
A. Bouacha

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