Actualités : SAIDAL SE LANCE DANS LA FABRICATION DE VACCINS
L’hépatite B en priorité


Saidal envisage la production de vaccins dans le cadre de la coopération algéro-cubaine. La priorité est donnée au vaccin contre l’hépatite B afin de couvrir les besoins du marché. C’est ce qu’a affirmé son P-dg, hier sur les ondes de la chaîne III.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Invité hier de la Chaîne III, Boumediène Derkaoui, P-dg de Saidal, a souligné que la production de vaccins en Algérie est programmée dans le cadre de l’accord de coopération algéro-cubaine, initié par les institutions des deux pays. «Après le contrôle d’usage, l’enregistrement de vaccins pourrait se faire à la fin de la phase de transfert de documents, de formation du personnel et d’enregistrement des produits, fin 2010», dit-il. Evoquant l’étude de la faisabilité du projet d’un centre de biotechnologie à Constantine, il précise que «le vaccin contre l’hépatite B est prévu en priorité afin de couvrir les besoins du marché». Le projet associera l’Institut Pasteur et le Laboratoire national de contrôle, et pourrait atteindre une capacité de production de «10 millions d’unités entre vaccins pédiatriques et vaccins pour adultes, à partir de la fin 2012 et début 2013». Selon son P-dg, Saidal envisage également de produire avec un partenaire étranger les médicaments anticancéreux génériques dont «la facture d’importation est aujourd’hui lourde pour le pays». Le lancement de la production de ces médicaments est prévu pour 2011. A une question relative à la production de l'insuline, l’intervenant a indiqué qu’aujourd’hui, «l’usine d’insuline produit 5 millions d’unités qui correspondent, en termes de volume, à la demande du marché, mais ne produit pas toutes les formes d’insuline». Et de poursuivre, «à travers un partenariat avec un leader historique en la matière, nous avons l’ambition d’aller vers une nouvelle technologie et de produire l’insuline dans ses différentes formes conventionnelles et analogues, et même le stylo». Ainsi, six nouvelles unités vont être réalisées pour produire l’insuline et les vaccins à partir d’usines déjà existantes. Par ailleurs, le groupe pharmaceutique public prévoit de passer de 20 % du volume du marché algérien du médicament à 35-40 % en 2013. En termes de valeur, il entend voir ses parts augmenter de 8 % actuels à 20 %. «Notre objectif stratégique est de demeurer le leader incontesté de la fabrication de médicaments génériques », a-t-il souligné. Il explique qu’à cet effet des experts sont à pied d’œuvre dans différents sites pour réaliser des études devant permettre au groupe d’améliorer ses capacités de production. «Nous envisageons de doubler nos capacités pour atteindre les 280 millions unités de vente», dit-il.
R. N.

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