Culture : TIZI-OUZOU
2e colloque sur Si Amar Boulifa


Après celui de 2006, c’est le deuxième colloque qui a été consacré dimanche et lundi derniers à l’homme de lettres kabyle Si Amar Boulifa devenu linguiste, sociologue historien et archéologue après avoir embrassé l’exaltante carrière d’instituteur. Organisée sous le haut patronage du ministère de la Culture et sous l’égide du wali avec la collaboration de la direction de la culture de Tizi-Ouzou et la participation de l’APC de Souamaâ, la rencontre n’a pas attiré la grande foule, déplore le président de l’association Issegh, M. Boukhtouche.
Pour parler de la vie et de l’œuvre de celui auquel JM Dallet reconnaît le mérite d’avoir été le premier à avoir fait un effort d’analyse rationnelle avec les moyens et les méthodes de son temps, l’association Issegh de Souamaâ a programmé des communications en rapport avec le thème du colloque dont la première édition était consacrée à la découverte de ce personnage d’exception. Trois communications, «Aperçu sur la vie et l’œuvre de Boulifa», «Regard porté par Boulifa sur les fonctions de la langue kabyle», «La Kabylie à l’heure des Ottomans dans les écrits de Boulifa» ont été respectivement présentées par Younes Boulifa, Abdenour abdeslem et Zineddine Kacimi. Une quatrième communication, «Boulifa et le royaume de Koukou» que devait présenter djamel Aït-Iftene a été annulée en raison de l’absence du conférencier. Quatre conférences ont été au menu du deuxième jour : «Le contexte historique dans lequel a évolué Boulifa» par Amar Nabti et «Aperçu sur la vie et l’œuvre de Boulifa» par Chabane Ali Ahmed, «Les cours d’enseignement de tamazight de Boulifa : la pédagogie de projet avant l’heure» par Saïd Chemakh et enfin «La résistance face à l’invasion de 1857» par Omar Kerdja. Revenant sur sa communication, l’historien Zineddine Kacimi met en évidence les écrits de Boulifa, incontournables, selon lui, pour tout chercheur, historien, anthropologue ou sociologue. Le conférencier fera tout de même remarquer que les références de Boulifa ne font pas cas des archives des historiens arabophones comme Ibn Hamidouche ou encore le livre Ghazaouet. Le conférencier ajoute par ailleurs que Boulifa a décrié les rivalités nées entre le royaume de Koukou et le royaume des Ath-Abbas. Le président de l’association Issegh fait observer que Boulifa a connu le même sort que les figures emblématiques kabyles Si Mohand Ou Mhand, Slimane Azem, Cheikh El-Hasnaoui, Matoub Lounes, qui n’ont pas laissé de descendance. Les prochains colloques mettront la lumière sur Boulifa l’archéologue, le sociogue et le linguiste, annonce en substance le président de l’association Issegh qui a d’ores et déjà le regard tourné vers la 3e édition.
S. Hammoum

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