Actualités : SOULÈVEMENT POPULAIRE DU 5 OCTOBRE 1988
Béjaïa n’a pas oublié ses martyrs


A l’occasion de la commémoration du 22e anniversaire du soulèvement populaire du 5 Octobre 1988, l’Association des parents des victimes des sanglants événements d’octobre de Béjaïa (AVO 88) a organisé, hier mardi, un rassemblement populaire à la maison de la culture de la ville, où une gerbe de fleurs a été déposée à la stèle érigée à la mémoire des victimes de la révolte d’Octobre.
A travers ce rassemblement, l’AVO 88 de Béjaïa entend réitérer ses revendications pour la reconnaissance officielle du 5 Octobre comme journée de la démocratie, la prise en charge des blessés handicapés à vie et un statut digne pour les victimes de ces tragiques journées. Pour rappel, cinq jeunes avaient été tués par les services de sécurité à travers les différents quartiers embrasés de la ville de Béjaïa le 9 octobre 1988. Il s’agit des martyrs Khelloufi Arezki, Deba Mahmoud, Bouaoudia Athmane, Tamassine Abdelhamid et Ouari Nacer. Dans une lettre adressée au Premier ministre, l’association AVO 88 de Béjaïa réclame une réévaluation des indemnités accordées aux victimes des événements, calculées, selon eux, sur la base du SMIG de l’époque, soit 2 400 DA. «Les jeunes qui sont décédés ou handicapés à vie se sont sacrifiés pour une noble cause, la liberté et la démocratie dans notre pays, n’ont toujours pas été honorés, contrairement aux victimes de la tragédie nationale», s’indigne, dans un document, l’ AVO 88 qui demande aux plus hautes autorités du pays une «réparation de cette injustice» à travers une réelle prise en charge de ses doléances.
A. K.

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