Sports : FRANCE
Nasri veut enfin s’asseoir dans le train bleu


Brillant depuis août avec Arsenal, Samir Nasri est convaincu qu'il peut jouer avec le Lyonnais Gourcuff en Equipe de France mais pense surtout à saisir l'occasion dès samedi contre la Roumanie de devenir enfin à 23 ans un chef de file du train bleu.
«Ce n'est pas un vrai nouveau départ mais c'est vrai qu'à 23 ans, il faut s'imposer maintenant, faire partie des cadres car il n'y aura pas forcément une autre chance, prévient-il, lundi, avant les deux matches de qualifications de l'Euro-2012. Quand le train passe, il faut monter dedans car on ne sait pas ce qui peut se passer dans le futur». Dans le passé, entre blessures et désillusions, l'ex-Marseillais aux 16 sélections a en effet vu se dresser de nombreux obstacles sur son chemin en Bleu. Le dernier en date, l'ex-sélectionneur Raymond Domenech, l'avait même privé du Mondial sud-africain. Excellent face à la Norvège en août, le Gunner a ensuite montré à Laurent Blanc qu'il pouvait et faudrait compter sur lui pour incarner le futur des Bleus. Après une blessure à un genou mi-août qui l'a privée des matches contre la Biélorussie et en Bosnie, il revient donc plus affamé que jamais à l'idée d'affronter les Roumains et les Luxembourgeois, avec notamment dans ses bagages une semaine «à deux doublés» inscrits contre Tottenham en coupe de la ligue et West Brom en championnat. Enfin lancé sur les rails de la réussite, Nasri est même convaincu que sa cohabitation en bleu avec Yoann Gourcuff, le «fils» de Laurent Blanc, sera bénéfique au groupe, alors que le débat actuel consiste à savoir si les deux hommes peuvent jouer ensemble.
Deux meneurs
A leur époque, Zinédine Zidane et Youri Djorkaeff avaient dû répondre aux mêmes interrogations sur leur duo... «On est compatible, coupe-t-il. Ca peut être Gourcuff ou Nasri mais aussi Gourcuff et Nasri. Quand on en a l'occasion, il ne faut pas se priver de deux meneurs. Xavi et Iniesta arrivent bien à cohabiter en Espagne, non?» Car le milieu axial de formation a enrichi sa palette au contact de l'Angleterre, et il peut maintenant briller dans les couloirs, évitant ainsi de marcher sur les pieds du Lyonnais. «Je me sens plus à l'aise dans l'axe mais cela ne me pose pas de problème de jouer sur les côtés. A Arsenal, cela m'a permis de progresser défensivement. Le coach m'a dit que quand je comprendrais qu'en faisant des appels sur les côtés dans le dos de la défense, j'aurais plus de face-à-face. Être décisif, ça correspond à une volonté de mon jeu», poursuit-il. Incisif et précis, Nasri, dont le nom avait été oublié involontairement jeudi par le sélectionneur au moment de l'énoncé de la liste des joueurs retenus, semble même se souvenir précisément des minutes passées sur le terrain avec son futur coéquipier. «On a déjà joué ensemble en Espoirs, je ne vois pas pourquoi on n'y arriverait pas encore. C'était contre la Suisse, dans un 4-5-1. Lui était plus en retrait et moi j'étais juste derrière l'attaquant». Ce jour-là, le 7 février 2007, des Bleuets avec les deux hommes à la baguette, avaient en effet dynamité (4-0) leur malheureux adversaire d'un jour.

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