Culture : Le coup de bill’art du Soir
Prisonniers du futur
Par Kader Bakou


Cette ville n’existe sur aucune carte géographique. Elle est située à des centaines de kilomètres de tout autre trace de civilisation. Aucune route, ni chemin de fer ne mène à cette ville. On ne peut pas y arriver par les eaux car elle est située quelque part au milieu de l’Amérique et aucun fleuve ne coule dans cette région.
L’avion est le seul moyen d’arriver à cette ville secrète connue sous le nom de code de HC 76. Cette ville, c’est un peu le paradis terrestre. Elle est l’ultime refuge des célébrités qui veulent se faire oublier. C’est là que se sont réfugiés Marilyn Monroe, Clark Gable et Montgomery Clift, juste après le tournage, en 1961, du film Les désaxés (Misfits) de John Huston. Ceux qui disent que Elvis Presley n’est pas mort ont raison. Le King est tout simplement allé vivre à HC 76 où il est devenu le voisin de James Dean. Plus tard, sont arrivés Jimi Hendrix, John Lennon, Bob Marley, Jacques Brel, Dalida, George Harrison et d’autres célébrités blasées par la vie mondaine. Certaines vedettes ont décidé d’aller vivre dans cette belle et tranquille ville pour échapper aux menaces de mort. Michael Jackson est la dernière star arrivée à HC 76. On peut venir à HC 76, mais on ne peut jamais la quitter. Don Felder, Don Henley et Glenn Frey du groupe Eagles sont les seuls qui ont vécu un certain temps dans cette ville et qui sont revenus dans «le monde réel». Ils ont raconté leur histoire (codée) dans la chanson Hotel California, une métaphore sur «une prison dorée dans laquelle entre un artiste pour ne plus jamais ressortir».Les trois Eagles racontent : «Elle dit : ici, nous sommes simplement prisonniers de notre plein gré (…) Calmez-vous, me dit le veilleur de nuit. Nous sommes programmés pour vous recevoir, vous pouvez sortir tant que vous voulez, mais nous ne pourrez jamais partir…»
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

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