Actualités : BOUIRA
Journée d’étude sur l’investissement dans les matériaux de construction


A l’initiative de la Direction de la PME/PMI, de l’industrie et de la promotion de l’investissement de la wilaya de Bouira, une journée d’étude sur l’investissement dans les matériaux de construction a été organisée hier, au niveau de la maison de la culture Ali-Zamoum de Bouira.
Cette journée a vu la participation d’un panel de responsables dont le représentant du ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, M. Madani Benferhat, le directeur général du FGAR, M. Hamissi Youcef, le représentant de l’ANDI, ainsi que les autorités de la wilaya, à leur tête le wali, le P/APW, les P/APC et les directeurs d’exécutif dont celui de l’énergie et des mines, qui a d’ailleurs fait une intervention remarquable. Ainsi, dès l’abord, le représentant du ministre a fait une rétrospective sur les matériaux entrant dans la construction en axant beaucoup plus sur ceux qui sont disponibles au niveau de la wilaya de Bouira et qui sont appelés à être promus et encouragés pour l’extension et la rénovation. Il parlera en premier lieu du ciment en retraçant la genèse de l’histoire de la fabrication du ciment en Algérie depuis l’indépendance, où existaient seulement 3 cimenteries jusqu’à nos jours, avec 14 cimenteries dont 12 publiques et deux privées et une production annuelle actuelle de 18 millions tonnes. Le conférencier n’omettra pas de situer les insuffisances et surtout la demande de plus en plus croissante pour l’économie algérienne, et surtout les demandes réelles du plan quinquennal 2010-2014 ainsi que les perspectives du créneau ciment en Algérie qui atteindra, à l’horizon 2012 et grâce à l’introduction de nouvelles technologies ainsi que la politique de modernisation des cimenteries existantes qui ont coûté à l’Etat quelque 2 milliards US, une capacité totale annuelle de 34 millions de tonnes. Un chiffre qui répondra largement à la demande née des nouveaux défis lancés dans le cadre de l’actuel plan quinquennal mais également permettra à l’Etat algérien d’exporter le surplus au lieu d’importer ce qui s’est fait ressentir ces dernières années. Les deux autres matériaux évoqués par le conférencier concernent le granulat et le béton. Pour ce dernier, le représentant du ministre invitera les promoteurs présents à se lancer dans le béton prêt à l’emploi ou BPE, un nouveau créneau en Algérie mais qui sera largement porteur puisque jusqu’à présent, les entreprises utilisent elles-mêmes les différents composants pour produire le béton alors que la nouvelle méthode est d’acheter directement du béton prêt à l’emploi, c’est-à-dire mélangé à l’usine. Après cette intervention, le directeur de l’industrie et des mines de la wilaya a fait un tableau exhaustif sur les potentialités minières de la wilaya de Bouira, en rappelant les différentes ères géologiques qui ont façonné son relief et la composante de son sol. Ainsi, l’on apprendra qu’au niveau de la wilaya, il y a des carrières de calcaire pour ciment et agrégats, de l’argile, du gypse, de la barytine, et enfin du plomb-zinc. Actuellement, outre la cimenterie de Sour-El-Ghozlane, il y a 20 carrières dont 18 d’agrégat, une de plâtre et une autre d’argile pour les besoins des briqueteries d’Aomar. Le directeur de l’industrie et des mines évoquera même, pour les besoins de l’investissement, la possibilité de lancer une nouvelle cimenterie au niveau de la wilaya sur un site qui répondrait à toutes les exigences. Après cette intervention, le directeur général du fonds de garantie ou FGAR, parlera des textes régissant son organisme, les modalités d’intervention pour soutenir les investissements auprès des banques ainsi que les exigences. Il parlera même d’une aide de la commission européenne évaluée à 15 millions d’euros et destinée à soutenir les PME/PMI à hauteur de 60 % de leur fonds engagé auprès des banques avec un plafond de 250 millions de dinars, destinés exclusivement aux entreprises engagées dans l’extension de leur activité. En outre, la représentante de l’ANDI parlera des textes régissant cet organisme, ainsi que les largesses et autres bénéfices que l’Etat octroie aux promoteurs nationaux et même étrangers, notamment dans l’exonération d'impôts et autres taxes, à savoir la TVA, la TAP, l’IBS, la DD, la DM, toutes réduites à 0 % pendant les 10 premières années d’activité. Cela sans oublier de rappeler les nouvelles exigences instruites dans la LFC 2009 et reconduite depuis, à savoir la nécessité pour les étrangers désireux d'investir en Algérie, à travers les IDE, de s’associer avec des nationaux à hauteur de 49/51 % des capitaux détenus. Après ces interventions, un débat fort riche a suivi et a permis aux promoteurs de clarifier certains points et de dénoncer certaines lenteurs bureaucratiques. Le wali a reconnu ces lenteurs, et a appelé les responsables chargés du suivi de ces dossiers, à être plus à l’écoute des investisseurs, les vrais investisseurs, désireux d’installer des usines de transformation au niveau de la wilaya et non ailleurs. La journée d’étude a été saluée par tous les présents, notamment les P/APC qui ont pu, eux aussi évoquer certains problèmes rencontrés, comme le manque de terrains ou carrément l'inexistence de zones d'activités sur le leur territoire.
Y. Y.

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