Actualités : COOPÉRATION ALGÉRO-TURQUE
Les industriels d’Adana s’en mêlent


Surnommés les «héros de l’industrie» en Turquie, les industriels d’Adana, sixième ville turque de par son chiffre d’affaires (26 milliards USD) et point de liaison entre l’Europe et le Moyen-Orient, n’ont pas attendu d’être invités et ont, eux-mêmes, pris l’initiative de venir prospecter les opportunités d’affaires et d’éventuels partenaires parmi les opérateurs économiques algériens. Et ils étaient nombreux hier aux rencontres dites «B to B», tenues à l’hôtel Hilton d’Alger, avec leurs homologues algériens fédérés autour de la Chambre d’Alger de commerce et d’industrie (CACI).
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de ces rencontres, le président du conseil d’administration de la Chambre d’industrie d’Adana, M. Ümit Özgümüfl, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour exposer l’objet de cette visite : «Nous avons tardé à venir en Algérie, mais mieux vaut tard que jamais. Notre ville commerce avec la plupart des métropoles européennes alors que nous, Turcs et Algériens, partageant en commun une partie de notre histoire, nous n’arrivons pas à développer nos échanges commerciaux.» Et d’ajouter : «Nous voulons qu’on avance avec l’Algérie. Notre visite n’est qu’un début et nous vous invitons à venir à Adana pour voir ce que nous proposons en termes de partenariat. » M. Özgümüfl a commencé son intervention par la présentation de sa ville, Adana, et ses atouts industriels et commerciaux. Ainsi, il précisera qu’elle présente d’importants avantages comparatifs, surtout dans le domaine du textile et du cuir, fort de 370 opérateurs sur un total de 2 000 affiliés à sa Chambre, et qui représente 29 % du chiffre d’affaires de la ville, et aussi dans l’industrie automobile et de machines avec 18 %. Le président de la Chambre d’industrie d’Adana a enfin révélé qu’un protocole d’accord liant les chambres d’industrie des deux villes est actuellement en préparation. De son côté, le gouverneur de la ville d’Adana, M. Ilhan Atifl, ayant lui-même chapeauté la délégation, a indiqué que sa ville dispose également d’autres atouts dans le domaine des services, et constitue un centre de santé dont les cardiologues et orthopédistes n’ont rien à envier à leurs homologues des pays les plus développés. «Nous sommes venus avec beaucoup d’espoir de conclure des affaires en Algérie et pas seulement, mais aussi avec la volonté de développer un partenariat productif», a-t-il déclaré. Le président de la CACI, lui, a appelé à ce que les hommes d’affaires turcs fassent des offres d’investissements durables en Algérie, et les a invités à profiter du prochain plan de développement 2010-2014 doté de 286 milliards de dollars, et des mesures incitatives décrétées par le gouvernement algérien au profit des investisseurs étrangers. «Beaucoup d’opérateurs turcs d’autres villes connaissent bien l’Algérie et ont réussi à monter des affaires fructueuses en partenariat avec des Algériens. D’autres entreprises, de construction surtout, sont présentes à travers plusieurs chantiers au pays. Je vous dis simplement qu’il y a beaucoup d’opportunités en Algérie», conclura-t-il. Signalons que le wali d’Alger était absent à cette rencontre.
L. H.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable