Actualités : RASSEMBLEMENT DEVANT LE SIÈGE DE LA WILAYA DE BÉJAÏA
Les propriétaires réclament leurs fusils


Les propriétaires des fusils de chasse de la wilaya de Béjaïa sont revenus à la charge dans la journée d’hier, à travers un rassemblement observé devant le siège de la wilaya pour réclamer leurs armes.
Comme lors de la journée du 17 janvier passé, ils étaient quelque trois cents personnes à s’être donné rendez-vous pour une autre manifestation de rue afin d’exiger des autorités concernées la restitution de leurs fusils de chasse. Des armes que nombre de citoyens avaient, pour rappel, déposé auprès des brigades de gendarmerie, durant l’année 1993, au lendemain des premières incursions de groupes terroristes islamistes dans plusieurs villages de Kabylie, quand un grand nombre de citoyens avaient été délestés de leurs armes. Venus de plusieurs localités de la vallée de la Soummam ainsi que de la région du Sahel, les manifestants ont occupé l’un des axes routiers, à hauteur du siège de la wilaya, perturbant fortement la circulation automobile durant toute la journée d’hier. 1 372 propriétaires de fusils à Béjaïa attendent toujours la restitution de leur arme, nous a signalé le responsable de la coordination de wilaya des propriétaires de fusils de chasse «confisqués» par les autorités. Comme pour leur précédente manifestation, les manifestants n’ont pas été reçus par le wali de Béjaïa, hier. Il convient de signaler que, lors du rassemblement de janvier dernier, une délégation de manifestants avait été reçue par le secrétaire général de la wilaya en présence du DOPS. Les représentants du wali, tout en reconnaissant la «légitime» revendication des propriétaires, ainsi que «les lenteurs enregistrées dans la restitution des fusils», ont promis de «relancer l’affaire». «Nous allons saisir le ministère de l’Intérieur et les services de l’armée impliqués dans la gestion de ce dossier pour vous aider à récupérer votre arme», telle a été la réponse des autorités de la wilaya aux protestataires, selon l’un des membres de la coordination précitée. Les manifestants n’ont pas réussi , une autre fois dans la journée d’hier, à rencontrer le wali qui accompagnait le ministre des P et T, en visite de travail dans la wilaya, à travers certaines localités pour lui exposer leurs doléances. «Cela fait dix-huit ans que nous avons déposé nos fusils. Aujourd’hui, nous tenons à récupérer notre bien pour nous protéger. Nous avons vainement fourni des dossiers, mais à chaque fois, c’est le même calvaire. Qu’on nous dise clairement non et on sera alors définitivement fixés sur le sort de nos fusils», déclarent plusieurs des manifestants rencontrés sur le lieu du rassemblement.
A. Kersani





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