Culture : FESTIVAL NATIONAL DU THÉÂTRE PROFESSIONNEL
«Ness El-Khir», ces amis qui nous veulent du bien


Ils sont là depuis le début du 6e Festival national du théâtre professionnel et ils vont rester sur place jusqu’à la fin de la manifestation. Même si leur «QG» est sous une tente, ces jeunes filles et garçons en t-shirt bleu sont partout sur la place Abdelkader-Alloula. Ces jeunes sont les bénévoles du groupe Ness El-Khir Algérie.
«Nous ne sommes pas une association, mais plutôt un groupe. Notre principal objectif est de faire changer les mentalités», nous a confié le photographe de presse Walid Triaa, animateur à Ness El- Khir, rencontré sur place sous une tente. Une expo photos montre des jeunes en train de nettoyer des plages, les abords du Tombeau de la Chrétienne à Tipasa, le Fort turc de Tamentfoust, etc. A travers une projection vidéo, toujours sous la tente, nous voyons également des membres de Ness El-Khir effectuant des actions de volontariat d’utilité publique. Baâziz est présent, indirectement, à travers la chanson Bledi ya bledidiffusée en boucle. «Au début, nous étions une dizaine de personnes sur Facebook. Le premier événement a été notre aide à une vieille dame de Laghouat à avoir un logement. Nous avons filmé ses conditions de vie et donné le CD au wali. Une semaine plus tard, elle a bénéficié d’un logement. Notre deuxième action a été d’aider cette femme à meubler sa maison. Très vite, ça a fait buzz et nous sommes devenus 17 000 ness el-khir sur Facebook. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes 30 000 personnes à travers 48 wilayas», explique Triaa. Leur credo : servir et faire le bien (ness el-khir signifie les gens du bien). Walid Triaa est ses amis essayent de sensibiliser les gens sur, par exemple, la nécessité de protéger l’environnement. Eux-mêmes donnent le bon exemple en faisant régulièrement des dons de sang ou rendent visite à des malades hospitalisés ou aux enfants orphelins. «Tout ce que nous avons fait, c’est de reprendre l’esprit de tajmaât », fait remarquer Triaa. En conclusion, il tient à remercier le ministère de la Culture pour sa «compréhension», en les autorisant a s’installer à la place Abdelkader- Alloula malgré le fait qu’il n’ont pas d’agrément (ils n’ont pas encore déposé une demande). Plus loin, deux jeunes filles en bleu distribuent des prospectus au gens qui attendent l’ouverture des portes du TNA et le début de la pièce El Imbrator wa el-mouhandissa de l’association Thiziri d’Alger. «El hafila mazal’ha tassir» est le titre du texte qui nous a été remis par une des deux jeunes filles. «Vous connaissez le nom de l’artiste qui joue dans la pièce Hafila Tassir ?» demande un homme d’âge mûr. «Oui, c’est Azeddine Medjoubi, celui qui chante Benti Nouara», lui répond une des deux filles. Ainsi, les jeunes «Nouara» d’aujourd’hui reprennent l’héritage des anciens. Bravo à Ness El- Khir», ces gens de bonne volonté qui ne font que le bien là où ils passent !
K. B.



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