Monde : ÉGYPTE
Le Conseil suprême de l'armée réaffirme sa détermination à œuvrer pour la démocratie


Le Conseil suprême des forces armées égyptiennes (CSFA), qui a pris les rênes du pouvoir en Egypte depuis la chute de l'ancien régime de Hosni Moubarak, a réaffirmé hier sa détermination à œuvrer pour «un Etat démocratique à travers des élections parlementaires libres et justes».
Dans une intervention télévisée, le chef du CSFA, le maréchal Hussein Tantaoui, a promis de créer les «piliers d'un Etat démocratique», au moment où le pays est confronté à des contestations dénonçant la lenteur des réformes, six mois après la révolte qui a mené à la chute de Hosni Moubarak. Le pouvoir travaille à l'édification des «piliers d'un Etat démocratique défenseur de la liberté et des droits de ses citoyens à travers des élections parlementaires libres et justes, une nouvelle constitution et l'élection d'un président choisi par le peuple», a réaffirmé le maréchal Tantaoui. L'armée est aujourd'hui de plus en plus critiquée en Egypte malgré ses déclarations répétées en faveur de la démocratie et le soutien populaire dont elle a bénéficié pendant le soulèvement de janvier et février. Occupant par centaines la place El- Tahrir au Caire depuis deux semaines, les militants reprochent aux autorités militaires la lenteur des réformes annoncées, le maintien de pratiques répressives héritées de l'ancien régime ou encore la présence de partisans de M. Moubarak au gouvernement et dans la haute administration. Le remaniement du gouvernement de transition jeudi conduit par Essam Charaf n'a pas apaisé la tension, une partie des ministres qui figurent dans le nouveau cabinet ayant déjà servi sous l'ère de Moubarak.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable