Actualités : LA BANQUE AFFICHE DE FORTES PERSPECTIVES À L’HORIZON 2015
Société Générale Algérie se porte bien


Société Générale Algérie (SGA), filiale à 100% de la banque française Société Générale, se porte bien et affiche de fortes ambitions à l’horizon 2015. Chérif
Bennaceur – Alger (Le Soir) - Installé depuis quelques mois à ce poste, le nouveau président du directoire de SGA, Pierre Boursot, est convaincu que la filiale algérienne, lancée voilà 10 ans, est à l’abri, non impactée par les difficultés dont souffre actuellement la maison-mère. Hier, en présence de représentants de la presse, le président de SGA, a affirmé que SGA est «en position confortable» et s’autofinance de manière autonome par rapport à Société Générale. «La banque se suffit», dira-t-il. Et d’autant que SGA qui compte 294 685 clients dont 268 000 particuliers, 21 000 professionnels, 5 600 Pme et 286 grandes entreprises, dispose de 25 milliards de dinars de fonds propres dont 10 milliards de dinars de capital (500 millions de dinars à son lancement en 2000), outre un total hors bilan de 170 milliards de dinars pour un encours d’engagements de 224 milliards de dinars. Voire, des résultats qui seront «en croissance» affirme M. Boursot qui indique que SGA affiche un chiffre d’affaires de l’ordre de 12 milliards de dinars pour les 10 premiers mois de 2011. Et des «résultats qui seront en croissance, de l’ordre de 15 à 20%», affirme-t-il, au regard de la profitabilité et de la bonne rentabilité financière dont elle bénéficie (avec un ratio résultats/fonds propres de 10%). Et des résultats qui lui permettront de réaliser de «fortes ambitions» à l’horizon 2015, dans le cadre d’une stratégie de développement multiforme de la banque de détail, et qu’a explicitée le directeur général adjoint de SGA, Hakim Ouzzani. Il s’agit, ainsi, de développer l’expansion du réseau, avec 75 agences opérationnelles et une douzaine en attente d’agrément de la Banque d’Algérie, avec l’objectif d’atteindre 150 agences d’ici 2015. Et cela même si SGA «souhaite que le rythme d’agrément soit plus rapide», relève Pierre Boursot, «quoique on s’y adapte». Et, malgré l’échec du projet d’implantation de la filiale d’assurances Sogecap de Société générale en Algérie, pour «plusieurs raisons» selon Pierre Boursot, SGA entend toutefois poursuivre ce projet. Comme il s’agit de continuer à offrir des solutions diversifiées, adaptées à tous types de clientèles et notamment aux entreprises, à accompagner la croissance économique du pays et développer «la banque multicanal». Dans ce sens, le staff dirigeant de SGA affirme que 60% du chiffre d’affaires sont générés par l’intermédiation financière (dépôts – crédits) dont les engagements en matière de financement de l’investissement. En d’autres termes, SGA n’est «pas une banque de commerce extérieur», affirme-t-on. Egalement, SGA entend développer tant la monétique (avec 17 000 porteurs) que la banque à distance, l’ebanking au profit de la clientèle. Cela même si l’absence de certification électronique reste contraignante, SGA entend néanmoins booster son projet de Sogecashnet. Il est aussi question de développer le transfert d’expertise commerciale à l’international, mais aussi dans la quête de financements et de partenariats. Ainsi, SGA crée une direction spécialisée dans les financements structurés et la syndication de crédits. Comme cette banque attend l’aval des autorités bancaires pour obtenir le statut d’intermédiaire en opérations en Bourse.
C. B.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable