Actualités : IL ESTIME QUE LES DEUX SYNDICATS TROMPENT L’OPINION PUBLIQUE
Le SNTE tire à boulets rouges sur le Cnapest et l’Unpef


La guerre entre les syndicats du secteur de l’éducation sur le mode de gestion des œuvres sociales de l’éducation connaîtra son épilogue aujourd’hui lors d’un vote décisif. Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), qui tente son ultime campagne de sensibilisation, accuse les deux syndicats, qui se positionnent en faveur d’une gestion centralisée, d’avoir mené une campagne de désinformation.
Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Le principe de solidarité nationale prôné par les syndicats du Cnapest et de l’Unpef pour inciter les travailleurs à voter pour une gestion via des commissions de wilaya et nationale est «un mensonge», affirme Abdelkrim Boudjenah, président du SNTE. Le but de cette guerre sur le mode de gestion des œuvres sociales via des commissions de wilaya et nationale, souligne le numéro un du SNTE lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier à Alger, est d’«accaparer une manne financière estimée à 2 000 milliards de centime à des fin politiques». Le premier responsable du SNTE affirme que la désignation d’une commission nationale pour gérer l’argent des œuvres sociales, défendue uniquement par deux formations syndicales, «ne servira pas à grand-chose mis à part à réaliser des transactions douteuses». Tandis que, souligne-t-il, si cette prérogative revenait aux établissements scolaires, une formule que le SNTE défend avec cinq autres syndicats, la gestion sera plus transparente et l’argent mieux contrôlé. Un mode de gestion, poursuit-il, qui permettra également aux travailleurs du secteur de bénéficier de leurs droits plus rapidement. Le porte-parole du SNTE accuse le Cnapest et l’Unpef de mener une campagne de désinformation en tentant de tromper et d’induire en erreur les travailleurs de l’éducation. «Comment peuvent-ils tromper les travailleurs en leur promettant une retraite de 30 fois le SNMG, soit 54 millions de centimes pour chaque retraité ?» s’interroge le numéro un du SNTE. Par un simple calcul, il dira 54x10 000 «le nombre de retraités pressenti en 2012» est égal à la somme de 540 milliards de centimes. «Si une somme pareille ira uniquement aux retraités, il ne restera rien pour les autres projets de construction de logements et autres primes», a souligné M. Boudjenah qui affirme que les promesses faites par ces syndicats sont purement et simplement «irréalisables». Le syndicat, qui se dit optimiste, appelle les travailleurs du secteur à se mobiliser pour voter en faveur du mode de gestion par les établissements pour un meilleur suivi et usage. Soulignons que les travailleurs de l’éducation, estimés à 650 000 au niveau national, auront à voter aujourd’hui pour deux modes de gestion. Ceux qui opteront pour une gestion centralisée auront également à désigner leurs candidats pour siéger dans les commissions. Tandis que ceux qui opteront pour une gestion décentralisée au niveau des établissements auront seulement à voter «oui». Dans le cas où leurs voix seraient majoritaires, la tutelle leur a proposé d’attendre le 24 décembre prochain pour désigner leurs candidats.
S. A.

IL SE POSITIONNE EN FAVEUR D’UNE GESTION DÉCENTRALISÉE
Le Syndicat des corps communs appelle les travailleurs à voter
Le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation, qui continue de dénoncer le silence de la tutelle par rapport à sa plate-forme de revendications, a décidé de se joindre aux syndicats qui se mobilisent pour défendre le choix de gestion des œuvres sociales au niveau des établissements scolaires. Le syndicat appelle, dans un communiqué, les laborantins, secrétaires, attachés d’administration, documentalistes, informaticiens et ouvriers professionnels à se présenter au scrutin d’aujourd’hui pour donner leur voix et imposer ainsi une gestion décentralisée.
S. A.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/12/07/article.php?sid=126915&cid=2