Monde : MAROC
La contestation prête au dialogue avec le Premier ministre désigné sous conditions


Le Mouvement du 20 février, qui revendique des réformes politiques radicales au Maroc, s'est dit prêt hier à dialoguer avec le nouveau chef islamiste du gouvernement, Abdelilah Benkirane, tout en posant des conditions.
«Nos conditions sont la libération des prisonniers politiques, l'ouverture des dossiers liés à la corruption, la liberté de la presse et le renforcement des libertés individuelles», a déclaré à l'AFP Najib Chaouki, un des responsables du mouvement contestataire. «Si ces conditions sont réunies, le dialogue avec M. Benkirane sera ouvert et public», poursuit-il. «Nous avons perdu confiance dans le régime politique marocain, a poursuivi M. Chaouki, mais nous sommes prêts à dialoguer avec le nouveau chef du gouvernement sous conditions.» Lors d'une rencontre avec la presse au lendemain de la victoire de son Parti justice et développement (PJD, islamiste modéré) aux législatives du 25 novembre, son chef Abdelilah Benkirane, depuis désigné Premier ministre par le roi, s'est dit disposé à discuter immédiatement avec les jeunes du Mouvement . «S'ils disent des choses sérieuses, il faut les écouter. Si un seul Marocain a des choses sérieuses à dire, il faut l'écouter. Eux (dans le Mouvement du 20 février, ndlr), ils sont des milliers.» Le PJD n'est pas associé au mouvement de contestation, qui comporte des islamistes radicaux et des partis de gauche. Après la victoire du PJD, qui a obtenu 107 sièges au Parlement sur 395, le Mouvement du 20 février a continué à manifester par milliers dans les grandes villes du royaume, notamment à Casablanca (la capitale économique) et Tanger (nord).



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/12/07/article.php?sid=126891&cid=26