Actualités : IMPOSANT RASSEMBLEMENT DES CADRES SYNDICAUX DE ROUIBA
L’ultimatum de l’UGTA aux pouvoirs publics


«Ceux qui engagent la moindre agression à l’endroit d’une section syndicale, qu’ils sachent qu’il s’agit d’une attaque à l’adresse de l’UGTA. A ces derniers, nous disons, faites attention, notre réaction sera dure.» Les propos tenus par le secrétaire général de l’UGTA, lors de sa rencontre avec les cadres syndicaux de la zone industrielle de Rouiba, en présence des cadres syndicaux de la Centrale, attestent de la «détermination» de l’UGTA à croiser le fer avec les pouvoirs publics.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) -Démonstration de force réussie pour les cadres syndicaux de la zone industrielle de Rouiba. Le rassemblement observé hier dans la matinée au siège de la Maison du peuple Abdelhak-Ben Hamouda a été un succès total. Les centaines de cadres syndicaux représentant la zone industrielle de Rouiba ont crié haut et fort leur colère à l’adresse des cadres gestionnaires des entreprises situées au niveau de ladite zone. Ainsi, tour à tour, le secrétaire général de l’Union locale de Rouiba, le secrétaire général du syndicat d’entreprise de la SNVI et le secrétaire général de l’Union de wilaya d’Alger ont pris la parole pour exprimer leur «opposition» et leur «colère» face à ce qu’ils qualifient d’«agressions caractérisées» à l’endroit du monde du travail, d’une manière générale et les représentants des travailleurs d’une manière particulière. En cette occasion, les syndicalistes de l’Union locale de Rouiba ont dénoncé «le recours systématique de l’administration à la justice contre les travailleurs, alors que dans le même temps, les décisions de justice rendues en faveur des travailleurs ne sont pas systématiquement suivies d’exécution». Mokdad Messaoudi, de l’Union locale de Rouiba, évoque une «certaine complicité» entre les responsables des SGP et des directeurs d’unités qu’elles chapeautent qui est également décriée par les syndicalistes qui accusent ces responsables de «pourrir le climat social». Le rassemblement, qui a duré plus d’une heure, a été suivi par une rencontre qui a eu lieu au siège du secrétariat national. Une réunion présidée par le premier responsable de la Centrale syndicale et lors de laquelle, il a tenu à écouter les doléances des cadres syndicaux de la base. C’est dans cette optique que Sidi Saïd a tenu à rappeler en la circonstance que son «organisation est solidaire des actions et des luttes que mènent les travailleurs au niveau de la base». «La solidarité syndicale est le point cardinale de la lutte que mène l’UGTA. Au sein de notre organisation, il y a l’expérience et le savoir-faire. Nous avons exprimé du respect envers tous les cadres gestionnaires, et ce, qu’ils soient du secteur privé ou public. Mais il y a ceux qui nous agressent et agressent les travailleurs. Et pourtant nous leur avons tendu la perche et nous les avons aidés dans l’exercice de leur fonction. Aujourd’hui, moi je me pose la question, si quelque part, il y a une volonté délibérée de casser le secteur public et de procéder à la fermeture des entreprises qui sera suivie par le licenciement des travailleurs ?» s’est interrogé le secrétaire général de l’UGTA. Sidi-Saïd, qui a réitéré pour la énième fois son soutien au combat que mènent les travailleurs au niveau de la base pour «arracher leurs droits», a porté à la connaissance des concernés que le ministre de l’Industrie «est disposé aujourd’hui à recevoir une délégation des représentants des travailleurs de la zone industrielle de Rouiba, accompagnés des cadres syndicaux de l’Union de wilaya d’Alger. Cela dit, la réunion qui s’est tenue au siège du secrétariat national, en présence de plusieurs secrétaires nationaux dont MM. Telli, Djenouhat, Malki, Seguer et Guettiche, était un message fort adressé «à qui de droit pour mettre fin à cette situation aux conséquences inestimables». Cela dit, lors de son intervention à la fin du rassemblement, le secrétaire général de l’Union locale de Rouiba a porté à l’attention des syndicalistes qui l’attendaient qu’«un délai de dix jours est accordé aux pouvoirs publics pour le règlement des problèmes posés, sinon la zone industrielle aura son mot à dire».
A. B.

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