Culture : FESTIVAL DE LOUXOR POUR LE CINÉMA AFRICAIN
Les films Normal et Garagouz en compétition officielle


L'Égypte de l’après-Moubarak organise pour la première fois dans l’histoire culturelle du pays un important événement entièrement dédié au film africain. Il s’agit du festival de Louxor pour le cinéma africain, qui a lieu du 21 au 28 février 2012.
La ville de Louxor (en Haute Egypte, à 1 000 km au sud du Caire) abrite cette toute première édition à laquelle participent trente pays du continent. L’Algérie y est présente avec Mohamed Lakhdar Hamina, Merzak Allouache et Abdenour Zahzah, que ce soit en compétition officielle ou pour mieux faire connaître les films qui ont marqué le cinéma africain. Ainsi, parmi les longs métrages hors compétition qui seront présentés au public, figure Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina.Pour sa part, Merzak Allouache, avec son fil Normal, participe au concours pour l’obtention d’un des prix du festival, volet longs métrages, documentaires et de fiction. Normal a été sélectionné aux côtés de 16 autres œuvres cinématographiques en compétition, dont Sortie du Caire de Hesham Issawi (Egypte, fiction), Le type parfait d’Owel Broun (Côte-d’Ivoire, fiction), Le point de vue du lion de Didier Awade (Sénégal, documentaire), Mains approximatives de Mohamed Asli (Maroc, fiction), Histoires tunisiennes de Nada Mezny (Tunisie, fiction), Etat de violencede Khalo Matabane (Afrique du Sud, fiction), etc. Quant à Abdenour Zahzah, son film Garagouza été sélectionné parmi les 25 œuvres de fiction (en majorité) et documentaires en compétition dans la catégorie courts métrages. La cité historique de Louxor célèbre, par ailleurs, toujours dans le cadre de ce festival, 75 années de film d’animation en Afrique. Là aussi, il s’agit d’une première en Egypte où une vingtaine de films d'animation seront projetés, le tout suivi d’un séminaire autour du sujet. A noter que les organisateurs travaillent en collaboration avec l’Asifa (l’Association internationale du film d’animation). En plus des œuvres de la diaspora africaine vivant dans les pays occidentaux, il sera projeté quelques- uns des films d’animation de Hassan Mustapha, un cinéaste nigérien qui est considéré comme le père spirituel du genre dans le continent africain. Il est bon de souligner également que ce n’est pas le gouvernement qui organise et gère ce genre d’événement, mais un organisme indépendant. Encore une première ! En l’occurrence, la fondation «Les jeunes artistes indépendants » (Shabab) est une association civile à but non lucratif, créée en 2006, qui active dans les domaines du théâtre, cinéma, médias et marketing. Shabab a représenté l'Égypte à l’occasion de plusieurs manifestations culturelles aux niveaux national et international. La fondation a commencé à travailler sur ce festival de Louxor en 2010, dont l’idée de lancement est venue du scénariste égyptien M. Sayed Fouad. Quant au choix de Louxor, cela répond au souci de décentraliser les événements culturels majeurs et les organiser en dehors du Caire ou d’Alexandrie.
Hocine T.

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