Voxpopuli : TASSOUST (JIJEL)
Nous nous sentons «désalgérianisés»


La bourgade de Tassoust a bénéficié du branchement en gaz de ville, les travaux se sont achevés fin 2008, malheureusement nos planificateurs ont semé la zizanie et ont abandonné une petite partie qui est la nôtre, malgré maintes réclamations écrites et verbales adressées aux autorités compétentes (maire, chef de daïra, directeur des mines et l’ancien wali), sans résultat et nous attendons toujours.x
La bourgade de Tassoust a bénéficié du branchement en gaz de ville, les travaux se sont achevés fin 2008, malheureusement nos planificateurs ont semé la zizanie et ont abandonné une petite partie qui est la nôtre, malgré maintes réclamations écrites et verbales adressées aux autorités compétentes (maire, chef de daïra, directeur des mines et l’ancien wali), sans résultat et nous attendons toujours. Jusqu’à quand ? On ne sait pas ! Nous nous sentons marginalisés par nos élus car ça fait maintenant très longtemps que nous attendons mais hélas rien n’est en vue. On court toujours derrière les bouteilles de gaz butane, on souffre en silence. Ces pratiques clientélistes népotiques en matière de gestion sont insupportables, et en effet nous nous retrouvons réduits au statut de simples spectateurs inertes de la vie de notre commune, voyant ainsi notre potentiel réduit à néant. Ce qui est d'autant plus regrettable que nous sommes les plus anciens de cette dechra (le dernier parmi nous s’est installé ici dans les années cinquante) et d’un seul coup nous nous retrouvons exclus de ces avantages que l’Etat algérien nous offre. Face à cette situation, nous nous sentons choqués, délaissés, démunis, désavantagés et «désalgérianisés» par nos élus locaux. C’est très douloureux et ça fait mal au cœur, car cette situation déjà nous l’avons vécue autrefois, en1982 lors de l’électrification de la dechra : le même scénario s’est produit, puisque nous avons dû cotiser pour ramener le courant électrique. Puis ce fut le problème de l’eau potable et il a fallu payer un entrepreneur privé pour les conduites et les branchements avec l’accord de l’Epeco. Nous demeurons malgré tout confiants en l’avenir de notre cher pays ; les réformes entreprises nous encouragent à garder espoir et repousser au maximum les limites de notre patience. On attend toujours…
Un groupe d’habitants de Tassoust (Amakriouane, wilaya de Jijel)

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