Voxpopuli : Lettre à Monsieur Salahedine Sidhoum

Monsieur Sidhoum,
J’ai lu votre commentaire sur la pétition qui demande le jugement de Mourad Dhina et dont je suis l'un des signataires, où vous déniez à des citoyens le droit de s'exprimer librement en les traitant de tous les noms et en offrant la bénédiction à d'autres afin de signer une pétition demandant le jugement d'un Algérien par la justice suisse. La pétition que j'ai signée demande aux autorités françaises de livrer Monsieur Dhina à la justice algérienne.
J’appuierais certainement ceux qui respectent la souveraineté de leur pays et non les hybrides qui ne trouvent plus un saint à qui se vouer. Monsieur Sidhoum, vous prétendez défendre les droits de l'Homme, n'est-ce pas ? De quel droit privez-vous des hommes de s'exprimer ? Défendez-vous les hommes ou juste quelques hommes ? Je vous lance un défi ici et n’importe où : moi-même, Algérien, j'ai été lésé dans mes droits, je vous ai contacté ainsi que la LADDH sans aucune suite (preuves disponibles), quels sont les pré-requis pour qu'on soit défendu par vos organismes ? Je ne suis pas un ex-interné mais j'étais patriote, je ne suis pas un ex-membre du parti dissous (FIS) et je ne possède aucune appartenance politique, je ne porte pas le kamis, je n'ai pas de barbe, je suis juste un simple Algérien qui n'a jamais trahi son pays. Monsieur Sidhoum, comme cité ci-dessus, j'ai été condamné à un an de prison pour avoir signé une pétition dénonçant l'insécurité qui régnait dans mon village. Le journal où vous écrivez souvent n'a pas omis de publier l'article traitant mon cas (preuve jointe): http://lequotidienalgerie.org/2 010/03/02/atteintes-aux-libertes-condamne-pour-avoir-signe-une pétition/ Ce même journal a omis par contre de publier le dénouement purement algérien et juste de cette affaire, je sais qu'en réalité ce n'est pas un oubli mais une préméditation. Monsieur Sidhoum, pouvez-vous répondre en toute transparence : pourquoi votre organisme n'a pas bougé pour défendre ma cause ? Allez-vous nous dire que vous n'étiez pas au courant ? Car selon ce que vous avancez, vous défendez les droits des hommes. Je ne sais pas comment les organismes comme le vôtre évaluent les hommes pour les défendre mais je me sens très fier d'avoir usé du courage qui me reste pour payer un billet assez cher, rentrer au pays, respecter la justice de mon pays, être jugé par un juge algérien et défendu bénévolement par deux jeunes avocats algériens qui ont le sang de Ben Boulaïd et de Ben M’hidi.

N. B. : je joins l'article d’ El Watan qui parle du jugement noble et juste établi par un juge algérien à qui je tiens à rendre hommage. Habbib, Ottawa

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