Culture : CINÉMA SOUS LES ÉTOILES
Une quatrième édition à ne pas manquer


L’ex-lycée Pierre et Marie Curie renoue pour la quatrième fois avec le cycle «Cinéma sous les étoiles» qu’organise l’Institut français de Annaba du 28 juin au 4 juillet.
Le film français aux multiples oscars The Artist, de Hichel Hazanavicius, a eu le privilège d’ouvrir, jeudi passé, cette édition 2012. Il relate le passage du cinéma muet à celui parlant et les conséquences induites par ce changement sur la vie des artistes. Il devait être suivi le lendemain par Wesh, wesh qu’est-ce qui se passe, de Rabah-Ameur Zaïmèche. C’est l’histoire d’un jeune Beur qui venait de purger une peine de prison et qui essaye de se réinsérer dans un environnement social changeant. Une semaine durant, et à raison de deux projections par jour, les cinéphiles de la région de Annaba visionneront quelque 14 films dont deux algériens, Kadash thabni (Combien tu m’aimes ?) de Fatma-Zohra Zamoum et Le Repenti de Merzak Allouache, ainsi que deux autres tunisiens Fausse note de Majdi Smiri et Rouge parole d’Elyes Beccar. L’affaire de l’assassinat de Ghislaine Marchal, dont a été accusé son jardinier marocain, portée à l’écran sous le titre Omar m’a tuer, sera projetée lors de cette semaine. Tout comme La Trahison de Philippe Faucon, dont les péripéties se déroulent pendant la guerre d’Algérie et qui met en scène le dilemme d’un officier français devant la torture d’Algériens et son rôle de protection des soldats français. Les Intouchables avec le comédien Omar Sy, réalisé par Olivier Nakache et Eric Tolédano, aura certainement les faveurs des spectateurs. L’avant-dernier jour de cette semaine verra la présentation du dernier film Normal de Merzak Allouache. Seront aussi présents à Annaba pour présenter leurs films les deux réalisateurs tunisiens, Majdi Smiri et Elyes Beccar ainsi que d’autres invités tels Samia Meziane, Tahar Boukela, Racim Zennadi. Des concerts animeront quotidiennement la scène avant la projection des films, comme il y aura des conférences et des débats avec, notamment, le journaliste et critique de cinéma Jean-Michel Frodon. Pour commémorer le cinquantenaire de l’indépendance, une rétrospective du cinéma algérien durant les dernières 50 années est programmée par les organisateurs.
A. Bouacha

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