Actualités : TRANSPORT AÉRIEN
Air Algérie ambitionne d’adhérer à une alliance


La compagnie aérienne nationale Air Algérie ambitionne d’adhérer à une alliance, un accord de partenariat entre compagnies internationales, à l’horizon 2016.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - En marge de la conférence annuelle des cadres d’Air Algérie, ouverte hier et aujourd’hui au Cercle national de l’armée (Beni Messous), le P-dg du transporteur national a indiqué que cette ambition constitue l’un des axes essentiels du plan de développement 2012-2016, adopté par le conseil d’administration début juin, d’un coût global de 60 milliards de dinars et en voie de lancement. Cette ambition, Mohamed Salah Boultif la justifie par le souci de «se moderniser» et de «se mettre aux normes» en vigueur au sein notamment des trois principales alliances dans le monde (SkyTeam, Star Alliance et One world). L’adhésion à une alliance permettra à la compagnie nationale d’améliorer sa compétitivité. Et ce, au-delà de la fidélisation des passagers, la multiplication des services au sol, l’augmentation du nombre de destinations et de la fréquence de dessertes ainsi que l’enregistrement unique et la facilitation de la correspondance entre vols au sein d’une même alliance... A charge cependant pour Air Algérie de répondre à un cahier des charges précis, expliquera son premier manager, comparant le processus d’adhésion à une alliance aérienne à celui de l’Organisation mondiale du commerce et évoquant l’intérêt de plusieurs compagnies pour développer le coaching. Et même si le taux de ponctualité s’améliore progressivement, avec une moyenne atteinte de 62% et une prévision d’atteindre plus de 70%, le transporteur algérien a engagé plusieurs actions de modernisation et de restructuration et bénéficie de «l’appui de l’Union européenne », cela requiert cependant une modernisation de la gestion, une mise à niveau réelle et une autre dynamique. Et dans la mesure où Air Algérie entend développer le trafic de Sixième liberté, à travers la constitution d’un «hub», une plateforme de transit au niveau de l’aéroport international Houari-Boumediène. Il s’agit d’atteindre au moins un taux de 15% de trafic de transit à l’horizon 2016. Ce qui nécessite, relèvera Mohamed Salah Boultif, la quête de partenaires et l’aval des autorités aéroportuaires mais aussi que «tout le monde joue le jeu». La compagnie nationale entend mieux contrecarrer la concurrence étrangère, notamment l’agressivité de Qatar Airways ou Turkish Airways. En ce sens, Air Algérie entend récupérer ses parts de marché, notamment à l’international où il s’agit d’atteindre les 54%. Et de devenir un «market leader», dira-t-il, en expliquant qu’il s’agit de «gagner 1 point par an» et d’autant que «le marché algérien est constant». Soumis à la discussion avec les partenaires sociaux et à l’aval de l’Assemblée générale, le plan de développement 2012- 2016 porte, selon Mohamed Boultif, sur une dizaine d’«axes stratégiques déclinés en plans d’actions opérationnels» dont la restructuration de la compagnie en un groupe et la modernisation de la flotte. A ce propos, le P-dg d’Air Algérie a indiqué que sa compagnie compte renouveler 3 Boeing 767 et acquérir deux avions-cargos et trois avions d’une capacité de 150 passagers. Evoquant le développement de la maintenance, Mohamed Boultif a indiqué que les activités catering et assistance au sol constituent des segments porteurs en termes de profit à valoriser. A ce propos, le P-dg d’Air Algérie, toutefois peu explicite, a relevé que sa compagnie «a perdu de gros contrats» avec des opérateurs étrangers. Il s’agit, donc, de se battre, s’améliorer et renforcer la capacité d’affronter la concurrence.
C. B.

LE P-DG D’AIR ALGÉRIE LE LAISSE ENTENDRE
Vers une réduction importante des effectifs en 2016
Une réduction des effectifs «assez importante» est attendue à l’horizon 2016 à Air Algérie. C’est ce que le P-dg de la compagnie nationale a laissé entendre hier. Affirmant qu’il s’agit de redéploiement interne, Mohamed Boultif a indiqué que la décision a été prise de geler tout recrutement, sauf si «dûment justifié» et pour combler les départs en retraite. Abordant le climat social de l’entreprise, le patron d’Air Algérie a affirmé sa disponibilité au dialogue permanent avec les représentants des diverses corporations de travailleurs et son souhait de trouver des solutions satisfaisantes et dans le cadre d’une vision globale. Néanmoins, Air Algérie «ne peut donner que ce qu’elle peut», dira Mohamed Boultif qui invite au sens de la responsabilité, dans le contexte de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance nationale.
C. B.

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