Sports : FOOTBALL
KAMEL KACI-SAÏD (ENTRAÎNEUR ADJOINT DU MCA) :
«Le MCA ne se refuse pas»


Engagé récemment comme deuxième entraîneur du MCA, Kamel Kaci-Saïd s’est tout de suite attelé à sa nouvelle fonction pour préparer le stage d’inter-saison que doit effectuer le Doyen en Pologne à partir du 3 juillet prochain. En attendant l’arrivée d’un nouveau coach étranger, l’ex-driver de l’EN militaire fait un point de la situation sur une formation toujours en ébullition.
Le Soir d’Algérie : Vous êtes au MCA pour quelle fonction exactement ?
Kamel Kaci-Saïd :
Je suis le deuxième entraîneur alors que les dirigeants du MCA sont en contact avec celui qui sera le coach principal.
Pourquoi avez-vous accepté d’être un adjoint alors qu’avant vous étiez l’entraîneur en chef notamment du RCK puis de l’EN militaire ?
J’ai eu des propositions de clubs de Ligue 1, tels que le CABBA et le MCEE mais comme je ne peux pas quitter Alger pour des raisons familiales, j’ai préféré l’offre du MCA et puis un poste au Mouloudia, quel qu’il soit, ne se refuse pas.
En acceptant d’être l’adjoint d’un coach étranger, vous accréditez la thèse que les techniciens venus d’ailleurs sont plus compétents que les nationaux ?

Moi, je suis encore jeune et je veux apprendre sans brûler les étapes. Quand on voit le CV et l’âge de l'entraîneur étranger qui va venir au MCA, je ne peux que me réjouir de profiter de sa longue expérience. Maintenant, il ne faut pas se tromper de débat. En Algérie, il y a de très bons entraîneurs et pour preuve, on a remporté la Coupe du monde militaire et on s’est qualifiés à une phase finale avec des techniciens nationaux. Nos clubs qui ont été sacrés au niveau africain l’ont été avec des Algériens. Doit-on pour autant fermer notre espace aux étrangers ? Non, parce que le football est universel et n’a pas de frontières.
Et en ce qui concerne les arrivées et les départs au MCA, quel est votre avis ?
Je n’ai aucun rôle ni dans ceux qu’on recrute ni en ce qui concerne les libérés.
Mais vous avez négocié votre arrivée avec qui ?

J’ai négocié avec Ghrib, le président de la section foot, et je crois que l’arrivée de nouveaux joueurs avait été décidée juste à la fin de la saison, bien avant mon recrutement. Je peux vous dire que j’ai déjà rencontré les cadres de l’équipe de la saison dernière et ils sont tous prêts à rempiler. J’ai été impressionné par ce groupe de joueurs attentifs et disciplinés.
Ghrib est très contesté actuellement par les supporters.
Moi, ce qui se passe dans la rue ne m'intéresse pas. Mon travail se situe sur le terrain et je ne m’occupe que du rectangle vert.
Vous qui avez évolué dans le championnat égyptien, comment expliquez-vous le flop de Sayoud au MCA ?

Pour que Sayoud évolue au Ahly, c’est qu’il est un très bon joueur. Il est arrivé au MCA au mauvais moment. Il était blessé et en méforme. Il n’a pas eu de chance et moi personnellement, j’aimerai bien qu’il revienne un jour au MCA.
Quel est l’objectif que l’on vous a assigné au MCA ?
On n’a pas encore déterminé le véritable objectif, vu que le staff technique n’est pas encore au complet. Nous préparons actuellement le stage en Pologne mais il est certain que l'objectif minimum sera de jouer les premiers rôles.
Par ses dérives actuelles ?
Non, soyons sérieux. Le MCA est un club populaire qui représente tout un pays. Allez dans le coin le plus reculé d'Algérie, vous trouverez toujours un supporter du Mouloudia. Au moment où l’on va célébrer le cinquantième anniversaire de l’indépendance, il est bon de rappeler que ce club a été aussi un symbole d’une révolution exemplaire. Aucune équipe dans le monde n’a eu un tel itinéraire. Alors un bon scénario sur l’histoire des Vert et Rouge avec leurs débuts tragiques, leurs succès continentaux dont le premier sacre africain, leur popularité et peut-être leurs excès, servis par d’excellents acteurs pourrait nous valoir une récompense internationale.
Pour conclure, un mot sur le RC Kouba, le club de votre enfance ?
Ça me fait vraiment mal au cœur de voir le club de mon quartier dans cette situation. Le RCK a formé de grands joueurs comme Amirouche, Assad, Chaïb et bien d’autres et on est en train de le laisser mourir à petit feu. Pourtant, il y a toujours eu des hommes à Kouba. Je ne sais pas ce qui se passe, mais si personne ne se manifeste pour sauver le club, le RCK risque de disparaître à tout jamais.
Propos recueillis par H. B.





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