Actualités : AFFAIRE OPPOSANT ALGÉRIE TÉLÉCOM À ZTE ET HUAWEI ALGÉRIE
Le procès en appel attendu pour août prochain


Le procès en appel de l’affaire opposant Algérie Télécom aux deux sociétés chinoises ZTE Algérie et Huawei Algérie aura lieu en août prochain, a-t-on appris de source judiciaire sûre. Le procès se tiendra au niveau de la cour d’Alger, après s’être tenu la première fois au niveau du pôle judiciaire spécialisé du centre, au niveau du tribunal de Sidi M’hamed.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Le procès en question a été programmé au lendemain de la grève de la faim observée par l’un des mis en cause dans cette affaire, à savoir Mohamed Boukhari, l’ex- conseiller du défunt Mohamed Maghlaoui, ancien ministre de la Poste et des Télécommunications. Le mis en cause avait été condamné, faut-il le rappeler, à dix-huit années de prison ferme au même titre que Chami Medjdoub, l’autre inculpé dans cette affaire. Pour rappel, les deux prévenus avaient été condamnés en première instance pour les chefs d’inculpation de «détournements de biens publics et trafic d’influence». Il y a moins d’un mois, Mohamed Boukhari avait observé une grève de la faim au niveau de la maison d’arrêt pour «revendiquer un procès équitable lors de son jugement en appel». Accusés de «transactions douteuses et de blanchiment d'argent», les deux mis en cause ont été poursuivis par la justice pour avoir «commis entre 2003 et 2006 des transactions douteuses et blanchiment d'argent au préjudice d'Algérie Télécom». Le tribunal de première instance avait également décidé de saisir les biens de Chami Medjdoub au Luxembourg ainsi que le gel de ses comptes bancaires. La juge Saloua Derbouchi relevant du pôle judiciaire spécialisé du Centre avait aussi condamné par défaut à dix années de prison ferme, trois cadres des deux sociétés chinoises ZTE Algérie et Huawei Algérie, à savoir Dong Tao, Chen Zhibo et Xiao Chuhfa, pour «trafic d'influence». Des mandats d'arrêt internationaux ont été lancés contre eux. Concernant les personnes morales que sont les deux sociétés chinoises ZTE Algérie et Huawei Algérie, le tribunal leur a infligé une amende de trois millions de dinars chacune ainsi que leur exclusion des marchés publics pendant deux ans pour «corruption et trafic d'influence ». Pour rappel, c’est une commission rogatoire ordonnée par le juge en charge de l’affaire de l’autoroute Est- Ouest, à la justice luxembourgeoise, demandant des informations sur les comptes et les sociétés de Medjdoub Chami qui a été à l’origine de ce procès. Parmi les données transmises, figurent des détails sur deux sociétés offshores créées par Chami aux BVI (îles Vierges britanniques) et dont les comptes, domiciliés au Luxembourg, ont servi pour le transfert de 10 millions de dollars, effectué par deux sociétés chinoises activant en Algérie au profit de Mohamed Boukhari. Selon l’ordonnance de renvoi, l’affaire a éclaté à l’occasion de l’instruction entamée dans le cadre du dossier de l’autoroute Est-Ouest, suite à une commission rogatoire internationale qui a conduit le juge d'instruction de la 9e chambre près le pôle judiciaire de Sidi M'hamed au Luxembourg. L’instruction a ainsi permis de révéler que Mohamed Boukhari et Chami Medjdoub avaient perçu des «pots-devin » à l'étranger (Luxembourg) en relation avec des transactions douteuses (en matière de télécommunications et d’Internet) conclues par Algérie Télécom et les deux sociétés chinoises ZTE Algérie et Huawei Algérie.
A. B.

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