Actualités : NOUREDDINE MOUSSA À PARTIR DE CONSTANTINE :
«L’acte de construire est complexe»


Pour Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat, qui, vraisemblablement, craint l’impact que pourrait avoir la baisse vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le département qu’il dirige, d’où d’ailleurs son appel à «l’optimisation au maximum des études et des estimations », la manne financière dont dispose son secteur «ne règle, en effet, le problème du logement qu’à hauteur de 35%».
Selon le ministre de l’Habitat, qui a procédé, hier, à Constantine, au lancement du programme quinquennal d’habitat 2010-2014 de la wilaya qui est de l’ordre de 40 000 unités, «l’acte de construire, qui paraît simple est plus complexe qu’on ne le pense». Puisque, a-t-il dit en substance, l’acte de construire obéit à une multitude de paramètres conjugués, sans lesquels il serait impossible de réaliser un logement. «Il faut beaucoup de paramètres réunis pour construire un logement. L’argent ne règle que 35% du problème. Il s’agit de la mobilisation des assiettes foncières, de la qualité du travail des bureaux d’études et de celui des entreprises de réalisation », a souligné le ministre qui a estimé, en outre, concernant l’outil de production national, à savoir les entreprises de réalisation, qu’il est «en deçà» des attentes. D’où, d’ailleurs, a-t-il expliqué, le recours intempestif aux entreprises de réalisation étrangères, notamment chinoises et turques, lesquelles, croit-il savoir, «maîtrisent parfaitement les procédés de construction industrielle». Un procédé pourtant, a affirmé Noureddine Moussa, que «l’Algérie a adopté au début des années 80 et que l’entreprise publique Sorest maîtrise parfaitement mais a été malheureusement abandonné ». Et pour cause, a expliqué le ministre, «nous n’avons pas une industrie locale qui répond aux besoins des concepteurs utilisant ce procédé (le coffrage tunnel, ndlr)». A vrai dire, une simple panne oblige l’utilisateur de ce procédé de faire appel pour les pièces de rechange, à l’étranger. En ce sens et afin de mieux répondre aux exigences, ce nouveau procédé utilisé par les entreprises étrangères, lesquelles ont une capacité de production de 12 logements par jour, soit 246 logements par mois, le ministère travaille à «l’orientation des entreprises locales vers ce procédé et favorise en parallèle le partenariat avec les concepteurs étrangers en ce sens».
Farid Benzaid

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